
Le professeur Michel Masabo estime que la corruption qui fait parler d’elle dans la passation des marchés publics au Burundi depuis un certain temps réside beaucoup plus du fait que les autorités relèguent à l’écart de les valeurs éthiques qui, sous d’autres cieux, constituent des fondements des nations.
Au cours d’une conférence de presse pendant laquelle ce professeur a rendu public les résultats de ces recherches sur le mal de la corruption et les malversations économiques qui rongent la passation des marchés, Michel Masabo a dit que les textes de loi régissant les marchés publics sont clairs. Le mal réside aujourd’hui dans la mise en place de ces textes, a souligné Michel Masabo.
Il a déploré la complicité qui existe entre les responsables de passation des marchés publics et les commerçants et qui cause un manque à gagner énorme au trésor de l’Etat.
“Les responsables se glorifient malheureusement après avoir violé les lois qui, ailleurs dans les pays, sont les ciments du secteur de l’économie”, a-t-il dit en rappelant pour illustration le cas du port de Bujumbura dont l’exploitation a été cédée à une association dénommée Global Port Services alors qu’elle était fictive à l’époque.
Michel Masabo estime que quand le bénéficiaire du marché a été choisi en violation de la loi et souvent sans avoir des compétences nécessaires, le pays perd énormément.
De la part de Michel Masabo , il y a préalablement la publicité dans les journaux avant tout passation de marché public d’un quelconque produit.
Chaque année les dossiers de passation des marchés publics devraient être connus du public pour plus de transparence, a indiqué le Professeur Michel Masabo.



