
Alors que le président burundais Pierre Nkurunziza prévoit répondre aux questions des citoyens à travers le pays ce samedi, le délégué général du Forum pour le Renforcement de la Société Civile (Forsc ), Pacifique Nininahazwe dit que le président a tendance à faire des promesses sur des demandes de la part d’une tierce personne qui lui soumet ses préoccupations de routines au lieu de répondre effectivement à des questions aussi importantes pour toute la population.
Certaines de ces questions auxquelles le président burundais doit répondre sont notamment les promesses qu’il a faites ces dernières années. De la part de Pacifique Nininahazwe , ces promesses sont entre autres la loi portant sur l’impôt professionnel sur les revenus pour les mandataires politiques et l’amendement de la constitution de la république du Burundi.
Le Burundi a aussi besoin de savoir la position du président Nkurunziza par rapport aux projets de loi qui risquent de constituer un mal pour la démocratie au Burundi à savoir le projet de loi sur la liberté de la presse , les manifestations publiques et celui portant organisation et fonctionnement de organisations des associations de sans but lucratifs.
Pacifique Nininahazwe estime que les Burundais ont surtout besoin de s’imprégner de la position du président par rapport aux dossiers brulants dans l’actualité de ces derniers jours à savoir la reconduction dans la CENI 2015 de deux des membres de celle de 2010 , les divergences qui aujourd’hui font parler d’elle au sein de la CNTB et la persistance de la grève du SYNAPA .
Les burundais désirent aussi savoir la position du président de la république sur les dossiers de malversations économiques comme Falcon 50 , le pétrole du Nigéria et la persistance de l’impunité sur certains dossiers dans lesquels les personnalités de ce pays ont souvent été cité comme présumés auteurs. De la part du délégué général Forsc, Pierre Nkurunziza devrait donner aussi des éclaircissements sur ces dossiers chauds.




