Certains agents du pouvoir l’ont torturé

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    « Vincent Ngendakuriyo a été traumatisé par la torture qui lui a été infligée par le commissaire adjoint de la police en province de Bururi », ce sont les propos du personnel de l’ACAT, l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture au Burundi ce jeudi après avoir constaté les séquelles qu’endurent Vincent Ngendakuriyo suite à cette torture.

    « S’il vous plait que celui qui possède un fusil ou qui est habillé en uniforme de la police et de l’armée n’entre dans cette maison. J’ai peur des fusils, j’ai peur de voir encore les militaires car ils peuvent me tuer», ce sont les propos de Vincent Ngendakuriyo ce jeudi quand nous étions entrain de l’interviewer. La famille et ses proches indiquent qu’il souffre des hallucinations particulièrement quand il voit des personnes étrangères qu’il croit être des hommes en armes.

    Va-t-il être infirme ? Difficile de le dire mais aujourd’hui les bras de Vincent Ngendakuriyo sont incapables de mouvement. Vincent Ngendakuriyo a aussi du mal à uriner et souffre des douleurs au niveau des organes génitaux. Il ya des traces de bastonnades au dos de Vincent Ngendakuriyo qui marche également clopin clopan.

    Vincent Ngendakuriyo a été kidnappé chez lui dans sa maison à Gatete à près de 20 km de Rumonge par la police provinciale de Bururi le 21 décembre 2012. Après avoir été battu pendant près de 3 heures comme il l’affirme , il a été amené dans la réserve forestière de Bururi où il a été torturé jusqu’à perdre connaissance.

    Il ignore comment il s’est retrouvé sous traitement. Le probable auteur de cette torture a payé une facture 45000 francs bu de soins de santé.

    Vincent Ngendakuriyo demande aujourd’hui que lui soit rendu. La justice Burundaise ne s’est pas encore exprimée sur ce dossier.

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