
« Le domaine de l’éducation primaire et secondaire est en chute libre suite au favoritisme politique » tel est le constat de certains des membres des confessions religieuses, de la société civile et des représentants des partis politiques dans la province de Bururi.
Lors d’une rencontre sur la problématique de la gouvernance dans cette province ce mardi, ces responsables estiment que la nomination à des fonctions dans le secteur de l’éducation n’est pas le fruit des compétences, mais bel et bien de l’appartenance au parti au pouvoir à savoir le CNDD-FDD.
Ces personnes indiquent que pour être directeur d’une école, les instances habilitées ne tiennent pas considération les qualités morales comme une nécessité. Elles donnent d’ailleurs le cas d’un directeur qui a retravaillé les résultats sur les bulletins au lycée communal de Kiryama pour permettre aux élèves d’avancer de classes ailleurs en violations de la loi mais qui reste libre.
Les places dans le secteur de l’enseignement surtout primaire ont aussi été distribuées sur base d’appartenance au pouvoir CNDD-FDD dans les écoles de cette province ont encore une fois souligné ces personnes.
«Le directeur provincial de l’enseignement de Bururi a recruté les enseignants dans un manque de transparence total parce qu’il a fait un tel travail de manière solitaire » a-t-il souligné.
Ces personnes proposent que le conseil provincial pour l’éducation soit redynamisé notamment en statuant sur tous les cas ayant trait au progrès de l’éducation à Bururi. Le favoritisme politique est cité dans d’autres provinces comme une entrave pour une éducation de qualité comme l’avait aussi souligné Eulalie Nibizi, présidents du syndicat Syndicat des Travailleurs de l’Enseignement du Burundi, STEB.



