Condamnations unanimes de la fusillade de Butsinde

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    Les réactions fussent de partout après la mort de 7 fidèles de Businde ce lundi matin. Le Délégué Général du Forum de Renforcement de la Société civile (FORSC) condamne énergiquement la perte des vies humaines pour avoir eu une croyance différente des autres.

    « Je voulais rappeler que le Gouvernement burundais est laïque et ne doit pas avoir un coté penchant », a déclaré Nininahazwe ajoutant que la police a utilisé des moyens supérieurs à ceux des adeptes de Ngendakumana Eusebie qui se rassemblaient pour leurs traditionnelles prières du 12 et 13 de chaque mois.

    Le Délégué du FORSC condamne aussi la langage tenu part les deux ministres du Gouvernement, un langage qui compare ces adeptes à un groupe islamiste de Boko Haram du Nigeria connu pour ses attentats contre les chrétiens.

    Il a aussi fait un appel à l’Eglise catholique de sortir de son silence car, a-t-il estimé, le sang ne peut pas continuer à se verser comme si rien n’était.

    Le patron du FORSC fait aussi un clin d’œil aux Ministres de la Sécurité publique et celui de l’Intérieur qui n’ont pas tranquillisé les familles des victimes qui ont perdu les leurs.

    Ici même la ligue des Droits de la Personnes humaines Iteka exige la lumière dans cet événement qui a couté la vie à 7 personnes.

    Même au sein de l’Eglise catholique, c’est la condamnation sans réserve de cette mort des gens. Mgr. Madaraga, Evêque de Ngozi déplore que l’entêtement de certains de ces fidèles de Businde soit allé jusque dans un bain de sang, appelant les adeptes de cette jeune fille d’avoir du respect envers les instances de l’Eglise.

    {{Visite d’une délégation gouvernementale}}

    Dès hier matin, deux hautes autorités du pays se sont rendu sur le lieu du drame. Le Ministre de l’Intérieur Edouard Nduwimana, et celui de la Sécurité Publique Gabriel Nizigama avaient fait un déplacement pour s’en quérir de la situation.

    « Vous avez parlé des martyrs, les voici », a parlé Nduwimana aux adeptes de Zebiya qui étaient assis par terre les uns se cachant les visages pour ne pas se faire connaitre devant les caméras des journalistes.

    Nduwimana de même que Nizigama parlaient avec un ton dur interdisant les fidèles de Businde de ne plus se rendre à leur « terre sainte ».

    Ces deux officiels de l’Etat qui ne cessaient pas de parler au nom du Gouvernement, ont souligné que même des poursuites judiciaires seront engagées contre certaines personnes qui se cachent derrière ces pèlerinages pourtant interdis par le pouvoir et l’Eglise Catholique.

    Vers la fin de la journée et même après la visite des deux ministres, des corps des victimes gisaient toujours parterre couverts de pagnes et le Gouvernement avait appelé les familles des victimes de venir prendre les leurs afin de les enterrer eux mêmes.

    Ici, les forces d l’ordre et l’administration ont été félicités par les deux ministres après le drame, ce qui a découragé certains des pèlerins et même les organisations de la société civile, mais pas l’église catholique.

    {{Le floux sur l’identité des blessés}}

    Actuellement, il est difficile de dire exactement le nombre de blessés lors de ces affrontements. Selon une source médicale de Gahombo, contacté par la radio Isanganiro, il y a des blessés de deux sortes. D’abord par balles et puis par bousculade.

    Selon cette source, il y a ceux qui montrent qu’ils ont été touchés par balles et certains d’ailleurs ont été transférés à Ngozi. Parmi les blessé à Gahombo, il y a aussi les policiers attachés au poste de Butsinde.

    D’autres ont eu des fractures lors de la bousculade peut être après avoir entendu des coups de feux.

    Ici, la police n’affirme pas avoir utilisé des balles réelles et la ligue Iteka exige des “enquêtes afin d’établir des responsabilités ».

    D’autres sources disent que les policiers alités ont été obligés de venir sur le lit de l’hôpital pour jouer le malade et confirmer que les adeptes de la jeune Eusebie leurs ont brutalisé aussi. Cependant, certains de ces policiers présentaient des pansements sur leurs corps, car ils ont été visités et photographiés par votre rédaction étant sur le lit des malades au milieu des autres blessés de Butsinde.

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