
Le ministre de l’intérieur Edouard Nduwimana et celui de la sécurité publique Gabriel Nizigama disent que les personnes qui oseront encore une fois se rendre à Businde pour prier seront traduits devant la justice parce qu’ils sont semblables aux fauteurs de troubles. Ces deux membres du gouvernement de Pierre Nkurunziza se sont en effet rendus à Businde en province de Kayanza à bord d’un avion juste après l’accrochage entre les adeptes et les policiers qui venait d’emporter 7 parmi ces adeptes de Zebiya.
Selon eux, les personnes qui prendront un tel déplacement pour encore une fois prier seront de plus traitées non pas comme des burundais mais plutôt comme des terroristes par le pouvoir de Bujumbura. « Aujourd’hui puisque nous remarquons que certains sont morts, nous les laissons rentrer chez eux mais la fois prochaine les mesures encore dures seront prises contre ceux qui tenteront de venir » a-t-il souligné.
Les familles des victimes de ces accrochages vont-elles -mêmes venir récupérer les corps sans vie des leurs pour les enterrer dans leurs lieus d’origines selon ces membres du gouvernement de Pierre Nkurunziza. Pour le ministre de la sécurité publique ces adeptes d’Eusébie ont été désavoués par l’Eglise Catholique qu’il serait erroné de les laisser prier.
Dans l’entre temps l’avocat des adeptes d’Eusébie indique qu’il y a anguille sous roche au regard du traitement qui leur a été réservé par la police . Selon lui, le recours à la violence contre des personnes qui viennent prier constitue une pratique plutôt inédite. Me Segatwa Fabien a dit que la constitution burundaise n’ interdit nulle part à des personnes dont les adeptes d’Eusébie de prier comme elles l’entendent.
Au cours de ces affrontements 7 personnes ont été tuées, 39 autres ont été blessées. D’autres ont été acheminés ailleurs dans les hôpitaux. Toutes sont originaires des provinces différentes.




