
Les infirmiers regroupés au sein de deux syndicats à savoir le syndicat national du personnel de la santé (SYNAPA) et syndicat national des travailleurs de la santé (SNTS) ont commencé un mouvement de grève de 5 jours à partir de ce lundi en réaction contre ce qu’ils qualifient de mise en cause des droits acquis dus à la nouvelle loi régissant la politique salariale au Burundi.
Cette grève a été observée aussi bien à l’intérieur du pays qu’en Mairie de Bujumbura selon les témoignages. A l’’Hôpital Prince Régent le service minimum était rendu dans la plupart des services. Au service des urgences, le personnel était au complet en raison de l’épidémie de choléra qui sévit actuellement en Mairie de Bujumbura.
La même situation était observable à l’hôpital Roi Khaled où le personnel était assis dans la cour de cet hopital. Mais là aussi le service minimum était assuré. D’autres infirmiers s’étaient donné rendez vous à coté des locaux de ces hôpitaux juste pour tuer le temps. A l’intérieur du pays comme dans la province de Bururi seul le service minimum a été rendu dans les hôpitaux de Bururi, Rumonge et ailleurs, selon les informations des correspondants de la Rédaction Isanganiro.
La représentante du syndicat SNTS Bukuru Marie a dit qu’ils attendent que leurs préoccupations soient satisfaites pour reprendre le travail.
Comme revendication ces personnes indiquent que leurs primes et indemnités ont sensiblement baissé à cause de la nouvelle politique salariale, qui a fait que certains de leurs avantages” difficilement acquis” selon Bukuru Marie, ont été touchés par la nouvelle loi sur l’impôt sur revenue.
« Cette politique salariale impose le chapitre des indemnités et primes. Nous ne pouvons pas laisser les choses ainsi au moment où certains d’entre nous n’ont aucun sous sur leurs comptes » a-t-elle souligné.
Jusqu’à présent la ministre de la fonction publique ne s’est pas encore exprimée sur la question.



