Une pétition contre le projet de loi sur la presse

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    Les organisations de la société civile et les professionnels des médias ont lancé une pétition contre le projet de loi sur la presse adopté par le sénat burundais ce mardi. Cette pétition qui se trouve pour le moment au niveau des sièges des médias sera envoyée au président de la république du Burundi.

    Au cours d’une conférence de presse conjointe de ce mardi, ces organisations estiment que ce projet de loi qui se trouve à la présidence de la république en attente d’être promulgué est rétrograde, archaïque et surtout contre la constitution, raison pour laquelle ils appellent tous les burundais et amis du Burundi à se joindre à eux en apposant leurs signatures sur ce document de pétition.

    Selon Vincent Nkeshimana, Président de l’Association Burundaise des Radiodiffuseurs, les organisations de la société civile et les médias jugent que certaines dispositions contenues dans ce projet de loi riment contre les textes de loi ratifiés par le Burundi en particulier la constitution de la république.

    Il a dit que cette activité des responsables des médias et des organisations de la société civile vise plutôt à faire un clin d’œil au président de la république au respect des valeurs fondamentales à l’instar de la constitution. « Nous pensons que ne peut pas avoir lieu à la va vite si le président de la république voudrait confirmer notre ce que nous décrions aujourd’hui » a-t-il souligné.

    Ce projet de loi aujourd’hui décrié par ces organisations contient beaucoup d’éléments qu’elles d’imperfections par rapport à l’exercice du métier de journalisme à savoir l’obligation de révéler les sources pour le journaliste, les amendes de 4 à 5 millions de dollars en cas de délits de presse, et autres.

    Certains hommes politiques s’accordent pour dire que si une fois ce projet de loi était promulgué le débat contradictoire n’aurait plus de place dans ce pays de l’Afrique centrale.

    Sans passer par quatre chemins, le porte parole du Bureau des Nations Unies au Burundi avait indiqué que la presse est un élément catalyseur de la démocratie au Burundi, raison pour laquelle ce projet de loi ne devrait pas être promulgué.

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