
« L’article 19 du projet de loi sur la presse qui stipule que le secret de la monnaie et l’économie ne seront traités par les journalistes rime contre la constitution et les autres textes de loi que le Burundi a ratifiés et expose les organisations ayant pour mission de lutter contre la corruption et les malversations économiques à la vindicte populaire » c’est le point de vue de Gabriel Bufyiri le président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques ce mercredi .
Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée sur la suite qui serait réservée aux organisations de lutte contre la corruption si une fois le projet de loi sur la presse récemment adopté par les deux chambres serait aussi promulguée par le président de la république, il a indiqué que les burundais en général et les organisations pour la lutte contre la corruption en particulier seraient réduis au silence.
De la part de l’OLUCOME, ce projet de loi ne converge pas avec les textes de loi régissant le Burundi . L’article 19 dudit projet interdit dépouille le métier de journalisme de sa substance en ce sens que désormais les vérités ayant trait à l’économie nationale, au secret de l’Etat et autres sont flous et ne montrent pas concrètement le rôle qui revient au journaliste. La sécurité du public et celle des journalistes risque d’être mise en cause suite à ce projet de loi selon ce défenseur des droits de l’homme.
L’OLUCOME demande au président de la république de ne pas promulguer ce projet de loi que plus d’un qualifient de liberticide. A défaut de cela, Gabriel Rufyiri demande au président de la république de retourner ce projet de loi dans les deux chambres du parlement pour la relecture ou de procéder par référendum avant sa promulgation puisque visiblement il n’est pas populaire.



