
Gabriel Rufyiri demande au pouvoir de Bujumbura d’abroger deux décrets lois qui causent un manque à gagner au trésor public dont le moment dépasse de loin plus de 45 millions de fbu.
Au cours d’une conférence de presse de ce lundi, Gabriel Rufyiri a en effet indiqué que la loi portant mandat, composition et fonctionnement des membres du conseil économique et social stipule que les services qu’il accomplit sont gratuits. « Seulement les membres peuvent bénéficier les jetons de présence quand ledit conseil a organisé une quelconque activité selon ce décret loi datant de 2006 » , a-t-il souligné.
Hélas, Gabriel Rufyiri regrette de constater que les membres de ce conseil ont bénéficié d’un privilège de percevoir mensuellement des avantages oscillant entre 1600.000francs Bu et 1200.000fbu en violation de ce décret de 2006.
Autre dossier, autre cas de malversation de nature à élargir davantage le fossé de la pauvreté du Burundi concerne la signature d’une ordonnance datant de mai 2013 portant achats de deux véhicules de des deux vices présidents de la république de la part de l’OLUCOME. Le ministre des finances et de la planification pour le développement économique Tabou Abdallah Manirakiza a ordonné le virement d’un montant de près de 40 millions de fbu alors que le mieux serait de les affecter dans les activités de croissance économique.
Il a aussi indiqué que cette triste réalité fait parler d’elle au moment où certains véhicules en bon état sont en train de se vendre à un prix dérisoire au nom de la politique de charroi zéro alors qu’il aurait fallu au moins en choisir deux et les affecter dans ces deux vices présidences de la république.




