
Article produit par Isaac Mwangi/ Agence est-africaine de Presse
Arusha, 30 mai 2013 (EANA) – Un Bureau est-africain de Statistiques, et une Commission de Surveillance de conformité et d’application sont parmi des institutions qui doivent être créées pour accélérer l’intégration de la Communauté de l’Afrique de l’Est(CAE)
Le Secrétaire général adjoint de la CAE chargé de la planification et de l’infrastructure, Dr Enos Bukuku, a fait cette suggestion lors de son intervention dans un atelier des journalistes, des représentants du secteur privé et des organisations de la société civile provenant des cinq pays membres de la Communauté qui se déroule à Arusha en Tanzanie.
Il a souligné également, comme exigence clé la création d’une Banque centrale est-africaine qui, au-delà de la Banque est-africaine de développement qui traite du développement financier, serait chargée de gérer la politique monétaire régionale.
Faisant une comparaison avec l’Union Européenne quant à s’assurer de la conformité, M. Bukuku a dit qu’alors que la CAE se base sur le consensus, « il est prévu à l’Union européenne des sanctions contre les États membres qui se méprennent ».
L’atelier dont les travaux ont été lancés mardi, se penchera notamment sur les aspects économiques du processus d’intégration régional, l’implantation de l’union douanière et le protocole du marché commun. Les progrès de l’implantation du marché commun dans la CAE et les négociations sur l’union monétaire, les facteurs et les figures des affaires au sein de la Communauté, la stratégie de l’acquisition d’adhésion à la CAE, les stratégies de communication des médias, le rôle des médias dans la sensibilisation et l’éducation du public sur l’importance du secteur privé dans la CAE, sont autant de thèmes parmi tant d’autres qui y seront traités.
Les journalistes qui prennent part à l’atelier pourront examiner en particulier les problèmes qui affectent l’intégration au niveau du commerce et des affaires entre les pays membres. Même si beaucoup a été fait dans ce secteur, il a été dit aux participants qu’il existe encore une série de goulets d’étranglement qui entravent la croissance des affaires.
Le responsable de la section de Communication et des relations publiques à la CAE, Richard Owora, a dit aux participants que les médias ont un rôle important à jouer dans la sensibilisation de la population au processus d’intégration.
« Le défi pour les médias de l’Afrique de l’Est à ce point crucial de l’histoire de la région, est de rapprocher la CAE le plus près possible de la population, d’avoir les débats et les discussions en cours sur les questions de la coopération et l’intégration régionales et en fait de diriger la croisade pour renforcer l’esprit de l’unité de l’Afrique de l’Est » a-t-il dit.
L’atelier, est financé conjointement par la CAE, le Conseil est-africain des affaires(EABC) et l’agence allemande de coopération internationale( GIZ). En marge de l’atelier, les journalistes assisteront aussi à l’assemblée générale annuelle de l’EABC prévue le 31 mai.
L’EABC, comme organisation régionale, réunit les acteurs du secteur privé des pays membres de la Communauté. Basée à Arusha, elle est représentée au niveau national par des organisations focales dans les pays respectifs. Elle compte actuellement 191 membres.
Pour mieux servir ses membres, l’EABC a institué des cellules spécialisées notamment celles qui traitent des fermiers, des agriculteurs, des pharmaciens, de la santé et la Tribune des Femmes en affaires.




