
Depuis ce lundi, l’administration provinciale de Bubanza procède à l’exhumation des restes des victimes d’une fusillade qui a couté la vie à plus de 400 personnes au marché de Kivyuka, de la commune Musigati dans la province de Bubanza.
Sous supervision de l’administration et de la police, les restes des gens tués dans cette barbarie de mai 1996 ont été déterrés et mis dans des cercueils qui avaient été disponibilisés par l’administration.
Les restes sont placés dans un autre endroit non loin d’ailleurs de la fosse commune qui les abritait depuis le carnage de mai 1996. Les causes de cette exhumation est la construction de la route Bubanza-Ndora par la compagnie SOGEA SATOM.
Les familles des victimes et des rescapés de ces massacres accusent le Gouvernement et surtout l’administration de cette province de n’avoir pas pris en compte les revendications des familles des victimes qui demandaient l’enterrement de ces restes après avoir procédé à leur identification.
Selon Makoto Charles président d’une association des rescapés et des familles des victimes de cette partie de la province de Bubanza, « l’exhumation de ces restes est un pure manque de respect » des hommes et femmes qui sont tombés innocemment sous les balles de l’armée régulière à l’époque.
L’année dernière, ces familles des rescapés avaient demandé au président de l’Assemblée nationale dans une correspondance d’interdire l’exhumation des ces restes afin d’attendre une équipe d’experts argentins pour l’identification par ADN et l’enterrement des restes de ces habitants de Kivyuka tués sur leur marché.
Notons que cette fusillade qui a couté la vie à des centaines de civiles est intervenue après passage des rebelles qui venaient de saboter un pylône électrique à Musigati. L’administrateur communal de Musigati l’époque en tête a fait venir les victimes au marché avant que ceux-ci ne soient fusillés alors qu’ils attendaient à une réunion de pacification après passage de la rébellion.



