
Après les états généraux de la justice, Rwembe est libre. Une caricature se trouvant sur la page d’accueil de l’hebdomadaire {Iwacu} montre un homme habillé de lames de rasoirs, de la tête aux jambes, en passant par le bras et tout le corps. En dessous de lui se trouve des os et des cranes d’être humains. Tout autour il y a un cimetière, et une phrase impérative qui dit : libérez Barabbas!
Selon {Iwacu}, la libération de Michel Nurweze alias Rwembe vient remettre en question une fois de plus l’indépendance de la magistrature qui a fait couler tant d’encre et de salive. Le chemin à parcourir reste long, estime l’hebdomadaire.
Fnl, après l’euphorie du retour, titre le journal {Iwacu} dans un éditorial. Il écrit que la vie politique suit inexorablement son cours, et que Rwasa va vite se confronter à l’après euphorie du retour. Rwasa aura fort à faire pour récupérer ses militants et aussi son parti qui, sur le plan légal, ne lui appartient plus.
A travers le pays, poursuit le journal, plusieurs de ses militants, désorientés par son retrait de la course, intimidés, menacés, voire agressés, vont réfléchir deux fois avant de s’engager de nouveau. Il ne faudrait pas s’arrêter sur les images vues lors de son arrivée, le pays ne se limite pas à Bujumbura.
De son côté le journal {Ijambo} se demande ce que sera l’avenir politique de Rwasa, alors que le divorce est consommé au sein de Fnl. Il relève ici trois scenarii :
Soit il va se conformer à la loi en vigueur et former un parti politique après consultation avec ses proches dont Alfred Bagaya, Aimé Magera et autres. Le deuxième scénario est qu’il fasse cavalier seul aux élections de 2015 ; mais là aussi faut-il que le code électoral le lui permette. Le troisième scénario selon toujours {Ijambo} est de réintégrer le parti Cndd-fdd tout en mobilisant derrière lui tous ses membres vers l’aigle.
Mais sur le site de la Radio Isanganiro, Agathon Rwasa qualifie les allégations portées contre lui par Emmanuel Miburo et Jaques Bigirimana de pur verbiage lancé parce qu’ils ont peur des échéances électorales en 2015. Il nie en bloc tout ce dont il est accusé : Je ne pense nullement à aucun coup d’Etat, et je conseillerais même à quiconque aurait une pareille idée de désarmer avant qu’il ne soit trop tard. Il n’y a pas de place pour un coup d’Etat, dit-il.
En page santé, l’hebdomadaire {Ijambo} parle des accouchements à domiciles lourds de conséquences dans les provinces de Mwaro et Muramvya.
Sur toutes les femmes ayant connu des complications prénatales en province de Mwaro, 75% font des accouchements à domiciles. Le chef de district sanitaire de Kibumbu fait savoir que certaines accoucheuses traditionnelles empêchent les femmes enceintes à se rendre aux centres de santé arguant qu’elles sont en mesure de les aider. En province de Muramvya, seuls 33,1% de femmes qui ont subi des tests de grossesses ont pu accoucher dans les structures sanitaires au cours des six derniers mois.
Imaginez avoir des petits enfants qui ne sont pas capables de parler votre langue, s’exclame Le site de la Radio Isanganiro.
Selon l’Unesco, la moitié des langues parlées autour du monde disparaîtront d’ici cent ans. Il y aurait des centaines de langues en voie de disparition maintenant, avec une centaine de locuteurs ou même moins. Par rapport à la langue du peuple elmolo du sud-est du Kénya qui a moins de 400 locuteurs, la position du kirundi, avec ses 8 millions de locuteurs, semble sûre.
Mais le nombre absolu de locuteurs n’est pas le seul indicateur de la position d’une langue, soutient le site isanganiro.org. Quand les études se font en français ou en anglais et les affaires en anglais ou en swahili, la position du kirundi pourrait être plus menacée qu’on ne le pense.
L’agence {Net Press} revient sur la double commémoration jeudi au sanctuaire marial de Mont Sion de Gikungu. Il s’agit de la célébration de l’Assomption et du 4ème anniversaire du couronnement de la Vierge Marie.
Au cours de la messe, l’Archevêque de Bujumbura a expliqué pourquoi sur les 400 églises que comptent le monde, seules les Eglises catholique et orthodoxe reconnaissent l’Assomption. Les autres églises disent en effet que les saintes écritures n’évoquent pas l’élévation de la Vierge Marie vers le ciel. Mais là où leur argumentaire ne tient pas debout explique Mgr Ngoyagoye, c’est que tout ce qui s’est passé au temps de Jésus Christ n’a pas été écrit dans les livres.


