L’ABSENCE DE MAÎTRISE DE L’ANGLAIS ENTRAVE LES AFFAIRES

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    Article produit par Par Mtuwa Salira/Agence est-africaine de Presse.

    Arusha , 15 Septembre 2013 (EANA) – Les commerçants de céréales dans la ville de Himo dans la province de Kilimanjaro, à quelques dix kilomètres du poste frontière de Holili entre le Kenya et la Tanzanie ont dit que l’absence de maîtrise de l’Anglais entrave les négociations commerciales transfrontalières.

    « La pratique de l’Anglais constitue une grande barrière et nous tourmente. Nous devons faire quelque chose pour améliores nos connaissances en langues étrangères si nous voulons réellement faire compétition et faire des affaires proprement dites avec les autres » a dit à l’Agence est-africaine de Presse(EANA) Samwel James, commerçant de maïs et propriétaire d’une maison de stockage de céréales à Himo.

    EANA, en collaboration avec Vision East Africa (VEAF) –groupe de réflexion appuyé par le bureau tanzanien de la Fondation allemande Friedrich-Ebert-Stiftung(FES), est en train de mener une mission exploratoire dans des zones riveraines des postes frontières de la CAE pour voir si les citoyens de ces localités ont connaissance de la Communauté et de ses bénéfices.

    James a dit qu’une meilleure connaissance de l’Anglais pourrait lui mettre en mauvaise position au cours des négociations d’affaires avec les étrangers et pour pouvoir les convaincre d’acheter ses produits.

    « Je me suis rendu au Malawi avec un ami dans une mission d’affaires mais nous ne pouvions ni négocier directement avec les fonctionnaires du gouvernement à la frontière ni discuter aisément avec nos homologues de l’autre côté. Nous avons été obligés d’engager un interprète » a témoigné Amos Masiga, également vendeur de maïs à Himo.

    Masiga a dit qu’au Malawi, les autochtones parlent aussi bien leurs parlers locaux comme le Kichewa, que l’anglais. « Pourquoi ne ferions-nous pas de même et parler tant le Swahili que l’Anglais ? » s’est-il enquis.

    Il a dit qu’il n’avait pas d’objection à ce que le Swahili reste une langue nationale, mais comme l’Anglais est largement parlé dans la région et dans le reste du monde, il a dit qu’il est grand temps de l’apprendre pour la communication et pour les affaires.

    Le Conseiller municipal de Holili au District de Myombo a partagé l’idée. « Nous n’avons pas de langage commercial différent de celui de nos voisins du Kenya et de l’Uganda. Mais ils font une meilleure publicité pour le tourisme et pour d’autres affaires simplement à cause de l’aisance en langue anglaise » a –t-il dit.

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