Injustice dans les mutations pour enseignants

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    « La préparation du projet du gouvernement dénommé ‘Ecole fondamentale’ a été lacunaire raison pour laquelle aujourd’hui beaucoup de défis dont le manque d’enseignants se posent toujours » ce sont les propos de la présidente du syndicat STEB ce mercredi.

    Au cours d’une interview qu’elle a accordée à la Radio Isanganiro sur les mutations qui s’opèrent en cascade ces derniers jours au nom de l’école fondamentale à travers le pays, Eulalie Nibizi la présidente du Syndicat des Travailleurs de l’Enseignement au Burundi a déploré le fait que certains enseignants soient chassés de leurs classes et envoyés ailleurs, avec ce que cela cause comme problème dans les familles.

    Pour Eulalie Nibizi , il est regrettable de constater que leurs places sont directement occupées par d’autres enseignants. Selon elle, cette situation est significative d’injustice criante et montre en même temps l’absence de planification de ce projet du gouvernement. Ces mutations relèguent au second plan les préoccupations des enseignants de la part de cette défenseure des droits des enseignants.

    Eulalie Nibizi a en outre indiqué qu’à travers le pays, les enseignants ont été affectés dans les écoles fondamentales sans que les autres classes qui ne sont pas de cette catégorie aient vu des affectations. Elle regrette de voir qu’aujourd’hui les écoles soient laissées à elles-mêmes avec ce que cela est de nature à produire comme conséquence dans l’avenir de l’éducation au Burundi.

    Cette sortie médiatique a lieu alors que le président du syndicat Conseil National du Personnel Enseignant du Secondaire avait lui aussi déploré les retraits salariaux des enseignants suite à la dernière grève de mai 2013.

    Mashandari Emmanuel, le président de ce syndicat a indiqué que les enseignants ont vu des retraits sur leurs salaires qui dépassaient de loin les 20 jours que la grève avait durée, une difficulté qui vient se greffer sur d’autres qui existent déjà au sein de l’éducation.

    Nous avons cherché le ministre de tutelle pour qu’elle s’exprime sur la question, hélas sans succès.

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