La Tanzanie cherche une CAE économiquement forte

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    {Article produit par Mtuwa Salira/Agence est-africaine de Presse}

    Arusha, 8 novembre 2013 (EANA)-Le Président tanzanien Jakaya Kikwete a dit que son pays pense que seule une Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) économiquement forte pourra aider à arriver à une Afrique de l’Est sécurisée, stable et unie.

    « Si les économies sont faibles, la Communauté sera fragile » a-t-il dit dans une allocution spéciale au Parlement national dans la capitale administrative de Dodoma hier.

    Il a ajouté que les politiques peuvent venir après avoir travaillé sur les économies. « Nous voulons une fédération bâtie sur une fondation ferme qui est bien planifiée, autrement sa survie sera incertaine » a-t-il dit.

    Le Président Kikwete apparemment réagissait aux récents développements de réunions des Présidents du Kenya, du Rwanda et de l’Uganda notamment sur les infrastructures ferroviaires, et les projets de construction de port et d’oléoduc entre eux, en écartant des sessions les Présidents tanzanien et burundais, tous deux membres actifs de la CAE.

    Le dirigeant tanzanien a réaffirmé l’engagement de son pays à la Communauté mais a souligné qu’elle devrait suivre des processus d’intégration à progression graduelle comme stipulé dans le Traité établissant la Communauté signé en 1999-Union douanière, Marché Commun, Union Monétaire et éventuellement la Fédération politique de l’Afrique de l’Est.

    La Tanzanie, a-t-il assuré, ne se voit pas quitter la CAE âgée déjà de 14 ans et voudrait continuer à engager les autres quatre pays membres sur la nécessité sobre d’intégrer à travers des piliers définis.

    La Communauté a déjà créé l’Union douanière et le Marché Commun et un accord pour arriver à l’Union monétaire devrait être signé vers la fin de ce mois.

    Il a fait remarquer que la position différente de la Tanzanie sur les questions de terres, d’immigration et de mouvement de la main d’œuvre pourrait ne pas être de bon goût pour les autres pays membres et les possibles raisons de l’« isolation soudaine », comme on l’appelle, de son pays.

    « Nous voulons une CAE forte et progressif qui profite à tous les citoyens » a insisté Kikwete, soulignant que son pays n’aimerait pas voir se répéter ce qui s’est passé en 1977 lorsque l’ancienne CAE s’est écroulée, principalement suite à des divergences politiques et des différences idéologiques.

    Le Président Kikwete a rencontré en début de semaine ses homologues de l’Uganda et du Kenya en Afrique du Sud en marge de l’initiative SADC-Grands Lacs sur la crise de la République démocratique du Congo, mais rien n’a filtré de ces pourparlers qui se sont déroulés à huis clos.

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