
Des personnes composées pour la plupart de jeunes garçons du secondaire et d’hommes présumées de meneurs dans une série de subversion contre les autorités administratives ont été arrêtées par la police et conduits au commissariat de police de Ngozi ce mardi.
C’était au deuxième jour des échauffourées dans ce camp des déplacés de Ruhororo dans la province de Ngozi. Cette fois ci la police n’avait rien ménagé pour faire face aux éventuelles révoltes des déplacés qui n’entendent pas quitter ce camp. Les éléments de la police ont largué des gaz lacrymogènes parmi les déplaces.
Ils ont aussi fait passer à tabac ces déplacés. Certains d’entre eux ont été acculés à fuir le camp notamment les femmes tandis que d’autres ont fui vers les ménages plus proches. Les sources en provenance de Ruhororo indiquent que ces policiers ont refusé aux déplacés de sortir de ce camp mis à part certains qui avaient pris déjà le large.
Les personnes victimes d’arrestation par la police ce mardi l’ont été sur base d’une liste préétablie par les autorités de la province de Ngozi en collaboration avec la commune de Ruhororo selon nos sources. Comme au premier jour des échauffourées, les activités de l’école ont aussi été paralysées.
Le gouverneur de la province de Ngozi indique que les policiers se sont rendus dans ce camp de déplacés à la recherche des certains éléments qui étaient recherchés par la justice burundaise.
Au sujet de ce cette pratique qu’il a qualifiée de subversion, Jean Claude Nahayo estime que ces personnes seraient téléguidées par d’autres pour ne pas quitter ce camp au moment où d’autres personnes réclament les parcelles dans lesquelles a été érigé ce camp.
Il a dit que dans l’entre temps, la province va chercher à abriter ailleurs les personnes qui ne préfèrent céder ces terres comme le veut aussi la Commission Nationale des Terres et autres Biens, CNTB.




