
Le conseil d’administration de l’Université du Burundi a procédé à la nomination de 45 assistants et maitres assistants, il y a plus de 4 mois. Ces nominations qui ont eu lieu sous l’aval du ministre de tutelle font objet de polémique. Isanganiro vous amène à la découverte de certains des noms dans ces facultés et instituts à partir d’une liste élaborée par le rectorat de l’Université du Burundi.
Dans la faculté de droit et celle des sciences économiques et administratives, 7 candidats ont été retenus. L’ordre dans lequel les noms de ces personnes avaient été écrits n’a pas été respecté du moins dans le choix de ces candidats. Dans ces deux facultés, 5 des 7 sont originaires de la province de Cibitoke.
Les deux qui restent sont originaires des provinces Ngozi et Rutana. Visiblement, certains des candidats avaient une note inférieure par rapport à celle exigée dans le choix des assistants mais ont été retenus. Pour illustration Faida Catherine, originaire de Cibitoke avait eu 60%. Kwizera Eloi Edouard, originaire de Gitega et d’ethnie Hutu avait eu la mention distinction de la première à la quatrième année dans la faculté de droit. Il avait eu 72, 47% au total. Sa candidature a été rejetée.
Dans d’autres facultés, la situation est similaire sauf que la province de Cibitoke n’est pas aussi représentée. Dans la faculté d’agronomie et de bio-ingénierie, le conseil d’administration a retenu 11 candidats. Personne d’entre elles n’avait eu la mention exigée préalablement à savoir la mention distinction. Whilmine Wibereho avait eu 73, 78 % dans la même faculté. La candidature de cette fille originaire de Bujumbura Mairie a été rejetée.
A l’Institut Supérieur du Commerce, 3 candidats ont été engagés à ces postes. L’un d’entre eux avec le diplôme de doctorat en anthropologie socio-culturelle. A l’institut de Pédagogie Appliquée, sur les 4 qui ont le privilège d’enseigner à l’Université l’un d’entre eux n’avait pas déposé son dossier au rectorat pour qu’il soit analysé à l’instar de ceux des autres candidats. Son nom se trouve sur les listes en provenance du ministère de tutelle.
Jusqu’à présent le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dit qu’il n’a fait mettre en application le décret loi de 2012 portant organisation et fonctionnement de l’Université du Burundi. Faux, rétorquent de leurs parts certains des professeurs de cette Université, l’article de 82 de ce décret loi stipule que les instituts et facultés ont droit de regard sur les aspects purement techniques ayant trait à l’enseignement. Ce décret loi n’abroge pas non plus les statuts régissant l’Université du Burundi.



