
Les responsables de l’Université du Burundi estiment que le recrutement de 45 assistants et maitres assistants n’a pas été entaché d’irrégularités.
Au cours d’une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce jeudi, le chargé de la communication dans cette Université, Siméon Ndoricimpa, a dit que l’Université n’a fait que mettre en application le décret loi d’octobre 2012 portant organisation et fonctionnement de l’Université du Burundi. Une des innovations de ce décret loi est, selon ce communicateur, l’inclusion de toutes les provinces du pays parmi ceux qui doivent enseigner et travailler dans cette Université nationale.
Au moment où la province de Cibitoke enregistre, dans la faculté de droit ainsi que dans celle des sciences économiques et administratives, 5 candidats sur les 7 qui ont eu le privilège d’être retenus, Siméon Ndoricimpa estime que le ministre de tutelle n’a pas usé de son influence dans la sélection de ses candidats même s’il est originaire de ladite province. Selon lui, l’histoire du Burundi en est témoin. Certaines provinces ont été reléguées à l’écart ces dernières années et pour pallier cette situation ledit décret loi met en avant aussi l’inclusion comme critères dans sélection des candidats selon ces propos.
Les points de la plupart des personnes qui ont été retenus, selon du moins les copies à notre disposition, ne figuraient pas sur les listes en provenance du rectorat et du ministère de tutelle, à tel enseigne que certains doutent de la transparence de ce recrutement. Faux, « les syndicalistes et d’autres personnes ont répandu cette considération sans fondement. Je ne sais pas d’où elle prend origine. Ceux qui s’indignent de ce recrutement oublient qu’ils avaient été retenus avec une mention de loin inférieure à celle d’aujourd’hui pour la plupart», a-t-il rétorqué.
Le recrutement de 45 assistants et maitres assistants en juillet 2013 fait objet de polémique entre le syndicat des enseignants de l’Université du Burundi et le Rectorat de cette Université.
Le ministre de tutelle, Pr Joseph Butore, a organisé une rencontre au début de ce mois. Il n’a été reçu dans cette rencontre que par peu d’enseignants. La plupart, surtout ceux qui sont proches des syndicats avaient choisi la politique de la chaise vide.



