
« Le nouveau directeur provincial de l’enseignement en province de Cibitoke a annulé les mutations dont ils avaient reçu mais ces enseignants ont refusé de s’exécuter il y a de cela plus d’un mois. Je ne sais pas si le ministre de tutelle va cautionner leur décision » ce sont les propos du directeur communal de Musigati ce jeudi à propos de la non exécution des mutations qui ont été accordées à 32 enseignants en province de Cibitoke ces derniers jours.
Au cours d’une interview que cette autorité de l’école a accordée à la Radio Isanganiro ce jeudi , il a reconnu qu’effectivement ces enseignants avaient été mutés par l’ancien directeur provincial de l’enseignement de Cibitoke, Anicet Saidi, qui vient d’être limogé de ce poste par le ministre de tutelle.
Cependant, la même autorité semble esquiver sur les pots de vins qui auraient le devant lors des décisions sur les mutations à l’endroit de ces enseignants.
Pour ces enseignants qui refusent de s’exécuter, la mesure que ce nouveau directeur a prise à savoir celle d’annuler leurs mutations est contraire à la loi. Ils estiment qu’ils avaient déjà loué des maisons lorsque ces novelles affectations leur ont été communiquées.
La mesure est aussi arbitraire selon ces personnes parce que les mutations continuent à être accordées à d’autres personnes pour des raisons dont probablement le favoritisme. Lorsque l’ancien directeur provincial de l’enseignement a eu écho qu’il pourrait à tout instant être remercié, il aurait à la va vite accordée des mutations à certaines qui en avaient fait la demande selon les sources dignes de foi. Les mêmes sources précisent que les pots de vins auraient été versés à cet homme du nom d’Anicet Saidi.
Aujourd’hui puisque la donne a changé, Egide Ngendambozi a plutôt tout fait tomber à l’eau en annulant ces mutations. Il avance que les enfants ont été laissés en solitaire dans leurs classes. Les communes de Buganda et Rugombo sont prisées par les enseignants parce qu’elles sont à proximité de la route contrairement aux autres. En attendant, l’issue de la question le ministre de tutelle a le dernier mot sur la question.



