Revue de la presse du 1er mars 2014

    0
    512


    Le journal {Iwacu} écrit sur la mort du jeune imbonerakure Népomuscène Miburo, tué par ses camarades dans la nuit du 16 février à Giteranyi en province Muyinga. Il parle de la dérive.

    Il aurait été victime d’avoir refusé la violence de ses camarades. Considéré comme un traître par ceux-ci, il l’a payé de sa vie, écrit l’hebdomadaire. Face à cette dérive vers la violence que l’on observe avec les imbonerakure, {Iwacu} pense que le gouvernement doit donner un message sans ambigüité.

    Certes, l’administration est intervenue après l’assassinat du jeune homme. Népomuscène a été enterré aux frais de la commune Giteranyi. Mais une communauté a mieux à offrir qu’un cercueil : la vie.

    Certains milieux de l’église catholique burundaise expriment leurs points de vue sur la problématique de la justice transitionnelle. L’agence {Net Press} évoque la vérité et la réconciliation vues par le Diocèse de Muyinga.

    Lorsque le mal a été commis, soutient le vicaire général dudit diocèse, tout bon chrétien a l’obligation de dire que c’est mauvais. Et lorsque le bien est fait, il doit également dire que c’est bon.

    Le numéro deux du diocèse de Muyinga n’était pas loin de penser comme Marc Manirakiza qui, dans un des nombreux ouvrages qu’il a consacrés à l’histoire du Burundi, a écrit que « le bien reste le bien, même si personne ne le fait, et le mal reste le mal, même si tout le monde le fait ».

    L’agence {Net Press} revient sur la réunion du conseil des ministres le 26 février pour parler du sort réservé à l’ex-marché central de Bujumbura.

    Les membres du gouvernement et techniciens ont proposé que cet endroit soit réservé à la construction d’un mall qui est un centre regroupant plusieurs grands magasins ou chaînes commerciales et qui permet de réaliser ses achats en un même lieu, des promenades publiques et autres. Il y a un grand objectif pour ça.

    C’est que dans le cadre de l’intégration régionale et internationale, l’on construise un mall dans la ville de Bujumbura, avec des infrastructures modernes répondant aux premières fonctions qui étaient assurées par le marché central, ainsi que d’autres infrastructures touristiques comme un hôtel équipé de grande salle de conférence et des chambres de luxe.

    La carte d’identité biométrique va également être utilisée comme document de voyage, titre le quotidien gouvernemental {Le Renouveau du Burundi}.

    L’utilisation de cette carte dans les pays membres de la communauté Est-africaine comme un document de voyage va permettre la libre circulation des personnes. Il est donc impératif que tous les Burundais cherchent à s’en procurer, soutient notre confrère. La carte d’identité biométrique sera fonctionnelle sur tout le territoire burundais avant les élections de 2015.

    Le troisième âge, un âge qui mérite d’être valorisé, titre le magazine {Burundi Eco}.

    Ce magazine explique que les personnes âgées sont des bibliothèques, des archives qui aident dans l’organisation du futur. Pourtant, déplore l’hebdomadaire, elles sont encore sous-estimées, chassées de leurs propriétés, voire tuées, accusées notamment de sorcellerie.

    {Burundi Eco} pense plutôt que la jeunesse peut profiter de l’expérience de ces personnes pour préparer un meilleur avenir. Et au magazine de plaider pour la gratuité des soins de santé en leur faveur. Il demande également le rehaussement de la pension pour les retraités.

    {Burundi Eco} ne parle pas que des personnes âgées, mais aussi des enfants qu’il qualifie de richesse vivante.

    Dans un éditorial, il écrit qu’il n’est pas si facile aujourd’hui de témoigner si l’enfant de l’Afrique traditionnelle garde encore sa place dans la société. Ainsi, poursuit le magazine, il est normal de se demander si un cadre stable, éducatif et protecteur, est offert à cette richesse vivante qu’est l’enfant.

    L’hebdomadaire évoque un proverbe espagnol, mais écrit en français, qui dit que la meilleure odeur est celle du pain ; la meilleure saveur, celle du sel ; et le meilleur amour, celui des enfants.

    L’hebdomadaire {Iwacu} écrit quant à lui sur la prostitution, et parle d’une lame de rasoir pour toute arme. La plupart des prostituées sont des mères célibataires, et leur vie est rude.

    Travaillant la nuit, parfois jusqu’à l’aube, les prostituées indiquent qu’elles sont à la merci de groupes de bandits qui les attaquent souvent pour les dépouiller de leur argent. D’autres subissent même des agressions sexuelles, rencontrant parfois des hommes qui refusent de les payer. Mais elles semblent avoir trouvé une solution pour cela.

    La plupart de prostituées possèdent des lames de rasoir. C’est une façon de nous protéger, et c’est efficace, indiquent-elles. Les gens ont peur de cela, même les hommes les plus téméraires.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici