
L’Institut Supérieur des Cadres Militaires a rendu public les résultats de la 45ème promotion de cet institut ce vendredi au cours desquels 54 personnes ont été retenues comme candidats officiers.
Le colonel Aloys Bizindavyi , commandant de l’ISCAM a indiqué que ce travail a été fait dans la transparence et que toutes les sensibilités ethniques et régionales ont été scrupuleusement respectées.
Vers 10 heures en effet, les candidats qui n’avaient pas eu le privilège d’être retenus sont sortis des enceintes de l’ISCAM valises à la main.
Le colonel Aloys Bizindavyi a ensuite procédé à la publication de ce travail qui venait de prendre plus d’une semaine. Sur les 200 qui avaient passé le test à l’ISCAM, 146 ont quitté ces enceintes.
Il a alors commencé à montrer à ces candidats officiers nouvellement recrutés dans l’armée burundaise les visages avec lesquels ils vont collaborer durant la période de formation.
Selon Aloys Bizindavyi, tous les critères ont été observés pour que la crédibilité soit de mise. 26 d’entre ces personnes sont d’ethnie Tutsi, 26 d’ethnie hutu et deux d’ethnie Twa.
Toutes les provinces du pays sont aussi représentées. Cependant, la province de Cibitoke n’est pas représentée. Celle qui connaît une grande représentation est Makamba avec 9 candidats retenus.
La province de Makamba est représentée à un tel degré grâce à l’encadrement des élèves dans la plupart des écoles ces dernières années.
Les autres provinces ont eu des candidats qui varient de 2 à 5 candidats retenus. Pour illustration, les provinces de Bururi et Ngozi ont eu respectivement 5 et 3 candidats.
La variable genre a aussi eu sa place dans cette passation d’examen. 4 filles dont deux d’ethnie twa ont été cooptées.
Le commandant de l’ISCAM et même certains des élèves estiment que la passation et la proclamation des résultats de ce test de la 45ème promotion de l’ISCAM n’ont pas été émaillées d’injustices.
L’histoire des ex-forces armées burundaises révèle que le secteur militaire burundais était essentiellement composé d’ethnie tutsie.
Cette nouvelle donne relève des accords d’Arusha et à laquelle les institutions de sécurité ne cherchent qu’à se conformer .




