
La violation du statut des diplomates et l’appartenance à des réseaux criminels sont les grandes raisons qui ont poussé l’Afrique du Sud à expulser quatre diplomates rwandais et un burundais, selon le Porte-parole du Département de la Coopération sud-africaine Clayson Monyela (voir photo fb) ce samedi.
Monyela a expliqué que dans le cadre de la surveillance continue de la situation sécuritaire dans le pays notamment dans la protection de certains étrangers résidant sur son sol, le gouvernement a fait savoir qu’il y avait des réseaux criminels organisés dont les activités cherchaient à saper la sécurité nationale.
“Ils ont été coordonnés et facilités par certains individus qui abusent de leur statut diplomatique et de réfugié accordés en termes de lois et protocoles internationaux. C’est pour ces raisons que l’Afrique du Sud a expulsé quatre diplomates rwandais et un du Burundi pour avoir violé leur statut “, a dit Clayson Monyela samedi à la presse sud-africaine.
Les diplomates expulsés, selon Monyela, l’ont été suite à la violation de la Convention de Vienne en son article 41 et la Loi sur les immunités et privilèges diplomatiques d’Afrique du Sud.
Il a ajouté que le gouvernement continuera à prendre des mesures appropriées contre ceux qui vont abuser des relations, immunités et privilèges diplomatiques.
Les manœuvres de ces diplomates, selon le Gouvernement sud africains, allaient dans le sens de tuer certains hommes politiques rwandais vivant en Afrique du Sud.
En Juin 2010, de diplomate souligne qu’il y avait eu une attaque contre la vie du général Kayumba Nyamwasa, un demandeur d’asile et ancien général de l’armée rwandaise. Il y a eu une autre attaque contre la personne du général Nyamwasa, le 4 Mars 2014. Il y a eu aussi un incident qui a conduit à assassiner l’ancien chef des renseignements Rwandais, le colonel Patrick Karegeyeya, le 31 Décembre 2013, a rappelé Monyela.
Cependant, le gouvernement sud-africain a regretté que le gouvernement rwandais a réciproquement et de manière disproportionnée, agi, en expulsant tous les diplomates sud-africains à l’exception de l’ambassadeur. Cela a rendu le travail de la mission sud-africaine au Rwanda difficile à tourner car il ne peut s’acquitter de ses services par manque de personnel.
L’ambassadeur du Rwanda, l’Attaché Militaire et autres fonctionnaires de la mission diplomatique du Rwanda à Pretoria sont en place et travaillent normalement, ajoute le diplomate.
Le Rwanda a aussi eu son mot dans ses accusations qu’il nie bien sure. Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda, a réagi la semaine dernière sur son compte twitter pour dire que Pretoria n’a pas réussi à répondre aux préoccupations soulevées par Kigali au sujet de ceux qu’elle appelait « « les fugitifs rwandais » vivant en Afrique du Sud » », lit-on dans le journal rwandais Inyenyeri.
« De bonnes relations diplomatiques [seront] mieux servies par l’Afrique du Sud si elle lutte contre les activités illégales de fugitifs rwandais protégés sur son sol », dit-elle.
Par ailleurs Mushikiwabo trouvait dans une indication claire qu’il n’y a pas d’amour perdu entre les deux pays.
« Les Fugitifs rwandais continuent de semer des troubles. Malgré les promesses répétées de Pretoria, le problème n’est pas résolu » a martelé la patronne de la diplomatie rwandaise sur Twitter il y a à peine une semaine.
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Le Burundi plus coopératif}}
Contrairement au Rwanda, le Burundi semble avoir compris que l’Afrique du Sud et lui doivent garder de bonnes relations, explique le diplomate.
Cité par South African News, le journal public sud africain, le diplomate dit que son pays a « apprécié la compréhension et la coopération reçue du gouvernement burundais et s’est engagé à soutenir la collaboration en vue d’aller au fond de la question ».
Au Burundi, aucune information officielle sur cette situation ne filtre. Le porte-parole du Ministère des Relations Extérieur et de la Coopération a dit la semaine dernière que le pays attendait les explications derrière ce renvoie d’un diplomate burundais.
Alors que certains médias sud-africains parlaient déjà de l’arrestation de Jean Claude Sindayigaya, diplomate burundais expulsé, les informations de la diplomatie burundaise et de la présidence nient les faits soulignant tout simplement que les enquêtes étaient toujours en cours et que des clarifications allaient être données au moment opportun.




