“Agissez en responsable”, l’interpellent les médias et la société civile

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    Les organisations des professionnels des médias et de la société civile burundaise interpellent le président de la république du Burundi à faire de la bonne gouvernance politique son cheval de bataille comme le veut le contenu des Accords d’Arusha.

    Dans une correspondance rendue publique ce lundi et qu’elles viennent d’envoyer à Pierre Nkurunziza, ces organisations l’appelle à agir sans délais en faveur de la stabilité des institutions et du pays.

    Selon elles, la mise en cause des acquis d’Arusha véhiculée à travers le projet de révision de la constitution conduira inéluctablement à une résurgence des violences politiques à grande échelle. Elles lui soulignent que de la survie des Accords d’Arusha dépend l’avenir politique du Burundi.

    « De vous, les burundais attendent que vous éloigniez définitivement des rivages de la haine, de la mort, de l’exil, et des destructions qui les ont tant meurtris », ont-elles souligné dans ce communiqué.

    Ces organisations qualifient de « négations du droit » les cas d’abus d’autorités, de violations des droits de l’homme, d’atteinte à la dignité humaine et d’intolérance politique observés à travers le pays.

    «Il est fort regrettable que vous laissiez perdurer de telles situations de déni de droit et de justice car vous êtes en train de semer les graines graves pour l’avenir du pays et pour vous-mêmes » ont-elles ajouté en citant certains des opposant politiques aujourd’hui en prison ou qui ne sont pas libres de mouvement dans le pays.

    Ces organisations demandent au président de la république de respecter la loi fondamentale comme elle est aujourd’hui pour la consolidation de la cohésion sociale et l’intérêt des générations futures.

    Selon elles, le président de la république actuel devrait avoir à l’esprit que les lois de la république seront aussi utiles pour les générations futures. C’est, la raison pour laquelle lorsqu’il se retirera du pouvoir « la constitution restera le valeureux héritage pour les générations burundaises », indiquent elles dans cette correspondance.

    Cette correspondance a été envoyée à Pierre Nkurunziza au moment où les organisations de défense des droits de l’Homme comme le Bureau des Nations Unies au Burundi et l’Union Européenne s’inquiètent déjà de la restriction des droits civils et politique au Burundi. Le gouvernement a déjà entrepris le projet de révision de la constitution actuelle.

    Le troisième mandat est au centre du polémique. Comme le stipule ces organisations, Nkurunziza serait aussi tenté par un troisième mandat. Beaucoup d’acteurs politiques ont aussi déjà dénoncé qu’ils n’ont pas droit à participer à la vie politique du pays parce que les autorités administratives leur refusent de voir les membres de leurs partis politiques respectifs.

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