
Plus de 260 délégués de classe de l’Université du Burundi et de l’Ecole Normale Supérieure interpellent le président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme, CNIDH à user de son influence pour que le dialogue entre le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et ces étudiants ait lieu par rapport à la question de suppression progressive de la bourse.
Dans une correspondance que ces délégués de classes viennent de rendre publique ce lundi, ces étudiants parlent d’une ”discrimination éducative” qui se profile à l’horizon eu égard au décret loi de février 2013 portant réorganisation de l’octroie de la bourse d’étude et des stages et à l’ordonnance ministérielle y relative.
Ils désignent ces deux textes sous l’appellation de” projet de suppression progressive de la bourse” et indiquent que ces deux textes sont en contradiction avec l‘article 53 de la loi fondamentale et l’article 153 de la déclaration universelle qui reconnaissent le droit à l’éducation pour tout le monde.
Ils déplorent aussi de l’incarcération de 5 de leurs représentants dans des conditions inhumaines. Ces étudiants sont incarcérés dans l’objectif essentiel pour le ministre de tutelle de refuser le dialogue alors qu’il est le seul à pouvoir désamorcer la tension selon leurs propos.
Ces étudiants ont envoyé cette correspondance ce lundi au président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme au Burundi au moment ils ont encore refusé de répondre à l’appel du ministre de tutelle Dr Butore Joseph qui les invite à se faire réinscrire avant de reprendre les cours.
Selon l’un des étudiants membres des organes de représentation de l’Université du Burundi, seuls 5 étudiants avaient répondu à l’appel du ministre ce lundi.
Le personnel de l’Université du Burundi et de l’Ecole Normale Supérieure a reçu l’injonction de ne pas rendre public les chiffres des candidats aux réinscriptions.



