
Certains habitants saluent la mise en place d’une commission par l’institution de l’Ombudsman Burundais chargée de résoudre le conflit foncier opposant la famille Nzeyimana Tatou à Mushatsi Grégoire ce mercredi sur une propriété foncière de plus de 12 hectares.
Depuis l’avant midi de ce mercredi, les hommes, les femmes et les enfants avaient bloqué la route principale menant à l’aéroport international de Bujumbura.
En cause, ils s’opposaient contre l’exécution du procès que le tribunal de résidence de Buterere avait prononcé à propos d’un conflit foncier aux environs de l’aéroport international de Bujumbura.
Ils refusaient sa mise en application en soulignant que le tribunal avait pris une décision à leur égard sans pour autant les avoir écoutés séance tenante.
Pire encore selon ces habitants de Buterere, le tribunal avait tranché autour d’un procès sans pour autant en avoir les compétences, selon les habitants massés dans la route de l’aéroport de Bujumbura, protestant contre ce qu’ils qualifiait de “spoliation pure et simple”. .
Ils avaient alors menacé de recourir à la violence pour s’opposer à ladite décision en se servant des armes blanches.
Ils ont indiqué que visiblement ce dossier était entaché de beaucoup de zones d’ombre puisque dans la logique des faits cette famille Nzeyimana Tatou de nationalité congolaise avait été chassée du Burundi du temps du président Jean Baptiste Bagaza et en plus elle ne devrait pas réclamer à elle seule plus de 12 ha.
Après avoir rencontré les parties en conflit et analysé combien le risque de recours à la violence entre ces personnes était grand, le Bureau de l’Ombudsman Burundais a plaidé auprès du tribunal de résidence de Buterere lui demandant de patienter avec l’exécution de cette décision et cela a été fait.
Le porte parole de cette institution a indiqué à la presse que dès ce jeudi, une commission de consensus qui a été mise sur pied va commencer à travailler sur ce conflit.
Toutes les parties ont été satisfaites de la décision. Satisfaction certes, les infirmations recueillies sur place indiquent que le tribunal n’a pas exécuté ce procès parce que le recours à la violence était inéluctable à cet instant.



