
L’appel lancé par deux des représentants des étudiants de l’Université du Burundi et de l’ENS à la reprise des cours n’a pas été suivi par les étudiants ce lundi. Les délégués indiquent que l’appel lancé par les deux représentants n’a pas fait objet de consensus.
En faisant le tour des campus ce lundi, nous avons constaté que l’appel à la reprise des cours a été boycotté. A l’Ecole Normale Supérieure, les professeurs titulaires des cours étaient en train de se parler vers 10 heures juste pour tuer le temps. Cette scène était la même au campus Mutanga et à l’Institut Pédagogique Appliqué où à l’instar de l’ENS les horaires des cours avaient été affichés comme attendus.
Comme le disent certains des délégués, la division serait devenue une des pistes pour contraire les étudiants à reprendre les cours. Ce lundi, certains des délégués ont dit que l’un d’entre eux, qui a d’ailleurs appelé les étudiants à reprendre les cours, aurait été intimidé ou corrompu pour les appeler à reprendre les cours.
Pour le moment certains de ces délégués interpellent les autorités de l’enseignement supérieur à engager des négociations avec les étudiants avant le début des cours dans les universités.
Selon eux, leurs revendications restent d’actualité puisque plus de 12 milles risquent de perdre certains des avantages de ceux qui font l’enseignement supérieur à cause des mesures contenues dans cette nouvelle loi régissant l’enseignement supérieur.
Rebondissement. Dans une conférence de presse que ces deux jeunes étudiants ont animée ce lundi dans l’après midi, ils indiquent qu’ils ont choisi de faire des négociations en attendant que les questions trouvent une issue.
Pour le moment plus de 40 jours vont bientôt s’ écouler sans que les étudiants suivent les cours. Même l’appel du président de la république qui les invitait à reprendre les cours sans tarder aura été sans effets.



