Les enseignants plaident pour le début des cours à l’ENS et à l’UB

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    Les étudiants refusent encore de prendre part aux cours à l’Ecole Normale Supérieure et à l’Université du Burundi encore ce mercredi malgré l’appel lancé par l’un de leurs représentants. Cette fois ci à l’ENS, certains des titulaires de cours s‘investissent pour faire convaincre les étudiants à reprendre sans tarder les cours. Les auditoires étaient vides d’étudiants ce mercredi dans tous les campus.

    Seuls une vingtaine d’étudiants sont locataires du campus Mutanga. Là encore, ils ont refusé de reconnaitre qu’ils sont étudiants même si certains des travailleurs ont sans fard ni exotisme dit que tous les 12 sont locataires du pavillon. Ces étudiants viennent de passer plus d’un mois à l’Université du Burundi étant nourris et logés par le gouvernement pendant que le restes des étudiants sont chez eux.

    A l’Ecole Normale Supérieure, plus de 40 délégués de classes étaient en réunion avec certains de leurs enseignants. Les informations recueillies sur place indiquent qu’ils avaient besoin de convaincre ces représentants des étudiants à appeler les autres à la reprise des cours comme le présent de la république le souhaite au regard de l’appel qu’il a récemment lancé envers eux.

    Pour certains des étudiants qui ont accepté de nous brosser brièvement le contenu de leur dialogue avec ces professeurs, certains des délégués n’entendent pas appeler les autres aussi longtemps que les étudiants qui ont échoué ne vont pas bénéficier de la bourse d’étude.

    «Nous leur avons dit qu’il serait mieux que le président de la république abroge l’article 24 du décret loi relative à l’octroie de la bourse d’étude car cet article constitue une entrave pour la reprise des cours pour tous comme d’habitude », a souligné l’un de ces délégués qui participait dans cette rencontre.

    Cet étudiants qui a accepté de nous livrer l’information visiblement la mort dans l’âme, nous a dit que les débats autour de la question continuent. Selon certains des étudiants, l’ENS n’aurait pas accepté la tenue d’une réunion dont elle ne cautionne pas les clauses.

    Le feuilleton de la grève à l’Université du Burundi et à l’ENS dure plus de 40 jours. Les étudiants conditionnent la reprise des cours avec l’annulation de l’ordonnance ministérielle et du décret présidentiel portant réorganisation de la nouvelle loi régissant l’enseignement supérieur.

    Jusqu’alors, la division et les intimidations seraient certaines des pistes pour amener les étudiants à reprendre les cours. Cette solidarité va-t-elle perdurer ? Voilà la question.

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