
En moins de trois jours après avoir lancé un appel aux étudiants à ne pas reprendre les cours, l’un des représentants des étudiants vient de changer d’avis. Epitace Ndayambaje rejoint les autres représentants des étudiants qui interpellent leurs collègues à rester chez eux aussi longtemps que le président de la république n’aura pas revu le décret loi portant réorganisation de l’octroie de la bourse d’étude au Burundi.
Dans une interview qu’il a accordée à la presse ce jeudi, Epitace Ndayambaje et William Hategekimana trouvent impossible que les étudiants regagnent les campus pour étudier. En cause, ils estiment leurs revendications restent d’actualité et n’entendent pas en particulier que l’article 24 du décret présidentiel portant réorganisation de l’octroie de la bourse dans l’enseignement supérieur au Burundi reste en vigueur.
Les intimidations contre certains des représentants sont aussi devenues une manière malicieuse pour contraindre les étudiants au retour dans les auditoires selon William Hategekimana. Il a indiqué que depuis ce dimanche, il ne passe pas la nuit chez lui comme d’habitude puisque qu’il a eu écho que certains des responsables de sécurité auraient reçu une mission de l’arrêter pour le faire du mal.
« L’élimination physique de ma personne n’est pas en tous cas une solution pour venir à bout des revendications qui ont poussées les étudiants à rentrer chez eux. Même après ma mort, leurs revendications resteront d’actualité » a-t-il souligné.
Inconstance, opportunisme, difficile de trouver le mot convenable au comportement d’Epitace Ndayambaje par rapport au déroulement de la grève qui fait parler d’elle depuis plus d’un mois à l’Ecole Normale Supérieure et à l’Université du Burundi.
Dans une conférence de presse au début de la semaine, il avait appelé ses collègues à venir étudier en attendant le début des négociations autour des revendications qui restent posées. Dans tous les cas son comportement nous rappelle la chanson de Jacques Dutronc l’opportuniste. Il reste seulement à vérifier s’il retourne sa veste du bon côté



