
L’Alliance des Jeunes Démocrates pour le Changement, AJDC, se dit satisfaite de l’adoption, par tous les groupes parlementaires, du projet de loi portant Code électoral.
Au cours d’une conférence de presse de ce lundi à Bujumbura, ces jeunes affiliés à l’Adc-Ikibiri saluent le rejet de certaines dispositions jugées anticonstitutionnelles et discriminatoires.
« Nous nous réjouissons que le projet de loi portant code électoral a été adopté par tous les groupes parlementaires. Nous trouvons salutaire le rejet des dispositions qui visaient l’exclusion de certaines personnes à se porter candidates pour certains postes», a déclaré le porte-parole de l’Ajdc.
Parmi les points rejetés qui avaient été proposés par le gouvernement figurent l’exigence du diplôme de licence pour être candidat à la présidence de la République, le niveau des humanités générales pour être administrateur communal et le niveau 6ème primaire pour être conseiller collinaire. Aussi, l’exigence d’un niveau d’étude pour les députés et les sénateurs n’a pas été retenue.
Selon le ministre de l’intérieur Edouard Nduwimana, ce projet de loi conciliait le consensus de Kayanza et le souci d’avoir un parlement efficace et nanti de toutes les capacités de contrôler l’action gouvernementale et proposait qu’au moins 50% des candidats députés devraient avoir un diplôme de niveau licence ou équivalent.
Ce projet de loi contient d’autres points consensuels dégagés lors de l’atelier de Kayanza et qui ont été approuvés par le parlement. Il y a d’abord la combinaison de certains scrutins. L’ordre proposé par les députés est de combiner les élections communales et législatives, qui seront suivies des élections présidentielles, puis les élections sénatoriales et enfin les élections des conseils collinaires (ou des quartiers).
Le nouveau projet de loi exige aussi la présence obligatoire des mandataires des candidats lors des élections et ce dans le but de renforcer la culture démocratique.
L’alinéa 2 de l’article 42 dudit texte stipule que la présence des mandataires des partis politiques est obligatoire et permanente sur tous les bureaux de vote depuis l’ouverture du scrutin jusqu’à la signature du procès verbal des opérations de vote et des résultats.
Une autre innovation importante dans ce projet est l’usage du bulletin unique qui a été convenu. L’article 37 dudit projet est précis : « Le vote a lieu au moyen d’un bulletin de vote unique dont le modèle est fixé par la commission électorale nationale indépendante…….. ».
{{Sentiment de satisfaction de part et d’autre}}
Selon Pacifique Nininahazwe, président du Forum pour la conscience et le développement il s’agit d‘un texte historique : «Nous nous sommes battus depuis longtemps pour avoir le bulletin unique dans les élections au Burundi et cela vient d’être légalisé ».
Le Parti au pouvoir, le CNDD-FDD, trouve que l’adoption de ce texte a été unanime parce qu’il y avait une base très importante comme les points dégagés lors de l’atelier de Kayanza.
«Ce sont ces bases qui nous ont permis d’avancer. Le projet de loi portant révision de certaines dispositions de la constitution a été rejeté et ce qui a été convenu à Kayanza et qui n’était pas conforme à cette constitution n’a pas été retenu », a précisé Pascal Nyabenda, président du Cndd-fdd à la sortie de la plénière de vendredi dernier.
Agathon Rwasa qui se réclame toujours président du Parti Forces Nationales de Libération, FNL, salue aussi l’adoption de ce texte mais souligne que des inquiétudes ne manquent pas vu le climat politique actuel.
«Des inquiétudes subsistent quant au climat et l’environnement politiques qui prévalent ainsi que les difficultés de la mise en pratique de la feuille de route surtout dans son 25éme point qui parle de la réunification des partis disloqués; j’aimerais à ce propos inviter la classe politique, le pouvoir en place mais aussi l’Assemblée Nationale de veiller à ce que le climat politique s’améliore», dit Agathon Rwasa.
Le projet de loi sur le code électoral a été adopté le vendredi 25 avril vers 23h (heures de Bujumbura). L’analyse de ce texte avait débuté à 14h30.Ce projet de loi vient en révision de la loi du 18 septembre 2009, outil légal qui a servi à l’organisation des élections de 2010.




