CNTB : 120 familles des résidents sommées de quitter Mabanda

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    La Commission Nationale des Terres et autres Biens a accordé moins de 60 jours aux résident du centre de la commune de Mabanda à déménager vers d’autres terres à compter de jeudi de la semaine écoulée, selon nos sources sur place à Mabanda.

    42 d’entre ces familles sont situées juste près du centre des bureaux de la commune de Mabanda au quartier de Mushasha en province de Makamba . Elles ont tout juste 30 jours pour céder les parcelles dans lesquelles elles ont érigé des maisons sur place à Mabanda . Les autres, soit 78 familles, sont situées sur la route menant vers la frontière du Burundi avec la Tanzanie au quartier dénommé Mushasha.

    Ces deux terrains ont été cédés à deux familles rapatriées dont leurs pères ne sont plus sur décision de la Commission Nationale des Terres et autres Biens après des enquêtes par cette institution ayant pour mission la gestion des conflits fonciers au Burundi. La CNTB a décidé ainsi mais les résidents n’entendent pas du tout se joindre à la mesure. En cause, ils estiment que la CNTB a prêté moins de considérations à leurs témoins.

    La plupart de ces familles qui, par ailleurs avaient acheté ces terres entre 2008 et 2010 sont composées pour la plupart des militaires et des jeunes fonctionnaires de l’État. Les militaires avaient acheté ces parcelles dès leur retour de mission de maintien de la paix en Somalie tandis que les fonctionnaires avaient contractés des crédits. La famille Pélagie Nimpaye dit qu’elle avait réduit son train de vie pour avoir sa propre maison en commune de Mabanda. Elle demande aux acteurs de la vie politique du Burundi de s’impliquer davantage dans la gestion des conflits fonciers de façon à satisfaire aussi bien les résidents que les rapatriés.

    Ces 120 familles indiquent qu’avant d’acheter ces parcelles, les anciens propriétaires de terrains leur avaient montré des documents délivrés par le service cadastre attestant que ces parcelles étaient les leurs.

    Pour le moment, ces familles refusent de quitter ces parcelles et ont déjà transmis une correspondance aux autorités provinciales dans lesquelles elles s’opposer contre la décision de la CNTB.

    Les familles qui ont bénéficié des terres ont refusé des s’exprimer au micro. Cependant leurs proches en occurrence les rapatriés qualifient de salutaires les décisions de la CNTB.

    Quant aux propos selon lesquels la personne bénéficiaire des parcelles de Rusenyi n’était qu’un simple veilleur sur place à Mabanda avant 1972, ces rapatriés estiment qu’il s’agit d’un argument sans fondements. “La terre appartenait à l’État tandis qu’il était qu’un simple travailleurs”.

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    Pour le moment l’administrateur communal de Mabanda conseille ces résidents à accepter la décision de la CNTB. Cependant, les informations recueillies sur place à Mabanda et confirmées en même temps par les habitants indiquent que ces derniers prennent plutôt leurs dispositions pour s’opposer contre la mesure de la CNTB qu’ils qualifient d’injuste.

    Jeudi de la semaine écoulée, les habitants de la colline Mara ont bloqué les agents de la CNTB qui se rendaient à Kibago pour un conflit opposant un résident à un rapatrié. Ils avaient barré la routé à l’aide des grosses pierres et d’autres morceaux d’arbres.

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