
Le Conseil National du Personnel de l’Enseignement Secondaire n’a pas participé aux festivités du 1er Mai marquant la fête du travail. Le président de cette organisation fait savoir que c’est un signe de mécontentement.
« Les enseignants sont mécontents. Ils le sont parce qu’ils sont considérés comme des fonctionnaires de second ordre » ; a précise Emmanuel Mashandari, président du CONAPES.
Il déplore qu’on observe des augmentations salariales dans certains secteurs alors que le gouvernement ne veut pas entendre leurs doléances. Il rappelle qu’à un certain moment un pas satisfaisant de dialogue avait été réalisé.
« On est abouti à un scenario consensuel à présenter au gouvernement pour analyse et adoption, malheureusement on constate qu’il a été mis dans les oubliettes », selon ce syndicaliste.
Emmanuel Mashandari souligne que ce travail était rassurant en premier temps. Il venait corriger une proposition faite par un consultant international en politique salariale.
La ministre de la fonction publique avait été satisfaite du travail mené par la commission mixte, mise en place par la même autorité, pour corriger les lacunes relevées dans le rapport du consultant cité. « …..curieusement le 24 mai 2013 après signature ce scenario a été mis dans les oubliettes, jusqu’aujourd’hui on n’a pas eu de réponse », a-t-il ajouté.
Cela est un signe que le gouvernement ne veut pas répondre aux doléances des enseignants selon Mashandari. Il souligne que c’est le motif qui les a pousser à ne pas participer aux cérémonies officielles de la fête du travail contrairement aux années précédentes.
« Pourquoi aller nous exposer sur ce soleil accablant devant ces autorités qui ne veulent pas nous écouter?» s’est-il interrogé.
Le président du Conapes dit que cela devrait être un signe d’interpellation à l’endroit du gouvernement pour qu’il y ait un dialogue franc qui puisse aboutir à un consensus à mettre en application. Il fait savoir qu’il ne s’agit pas d’un simple boycott des festivités mais aussi d’un clin d’œil aux concernés, et que d’autres mesures pourront être prises le moment venu.



