
Qui d’entre l’Onu et le pouvoir en place aura finalement dit vrai ? Se demande l’agence en ligne {Net Press}.
Il y a quelque temps, le torchon brûlait entre le Bnub (Bureau des Nations Unies au Burundi) et le pouvoir burundais suite à la publication d’un document par la représentation de l’Onu au Burundi faisant état d’une éventuelle distribution des armes à la population civile. Les positions des deux parties avaient créé la curiosité chez certains activistes des droits humains et des journalistes qui ont mené leurs investigations à ce sujet.
Ils avaient trouvé selon l’agence, des informations plus graves concernant le départ au Congo de jeunes burundais à Kiriba-Ondes pour y suivre des formations militaires. Ainsi, plus de 350 jeunes avaient déjà suivi cette formation dans cette région de l’Est de la RDC. {Net Press} qui apprend que des jeunes qui étaient en formation sont rentrés, se demande si le Bnub a finalement menti.
Médias publics et privés, vers le dégel ? {Iwacu} revient sur les assises des médias tenues à Gitega, les 5 et 6 mai dernier.
Faire du journalisme sans être un griot ou un sniper qui tire sur toute action du gouvernement, c’est l’exercice auquel se sont livrés les professionnels des médias. Pendant les deux jours, les responsables des médias de la presse publique et privée ont discuté à cœur ouvert lors de ces assises. Une première au Burundi. L’hebdomadaire remercie la coopération suisse qui a soutenu cette initiative.
Volera, volera pas ? L’hebdomadaire {Iwacu} écrit que dans la ville de Gitega, une équipe de dix personnes travaille au loin des regards sur le projet d’un hélicoptère. La population est impatiente de le voir voler.
« Qu’il décolle d’un mètre, de deux mètres, ce sera un pas et nous serons satisfaits. L’essentiel est de montrer que même un burundais a des capacités intellectuelles comme les autres peuples », lance le concepteur du projet en la personne de Gustave Niyibizi.
La fabrication de cet avion par les locaux domine les discussions selon notre confrère. On se demande s’il décollera réellement comme ceux qu’on voit souvent au-dessus de nos têtes ; ou s’il ne roulera pas au sol comme une voiture. Tandis que les uns doutent de la capacité intellectuelle des burundais de fabriquer un avion réel, les autres l’encouragent d’aller de l’avant. Qu’il réussisse ou pas, c’est du jamais vu au Burundi.
Sacrifier l’intérêt à l’avenir. Le magazine {Burundi Eco} écrit sur le don de trois millions d’Euros dont vient de bénéficier le programme d’appui au secteur de la micro-finance de la part du gouvernement français.
Ce don permettra l’accès au système bancaire classique de la population burundaise, alors que plus de 70% de cette population n’en bénéficie pas selon le rapport produit par la BRB (Banque de la République du Burundi) en 2012. La grande majorité de la population, essentiellement agricole, ne maîtrise pas ou maîtrise peu le fonctionnement des systèmes bancaires.
Pour le magazine, si des banques ou des micro-finances reçoivent des dons, les premières préoccupations devraient être la sensibilisation de tout un chacun sur les modes de fonctionnement.
En éducation, la ministre Rose Gahiru présage: la rentrée scolaire 2014 – 2015 ne sera pas facile, écrit le journal {La Voix de l’enseignant}.
Le retard dans la réception des locaux pour les classes de 7ème et 8ème année fondamentale, le retard dans la distribution des manuels scolaires des élèves et des maîtres dans les mêmes classes ainsi que la formation des enseignants, sont quelques uns des défis auxquels feront face le ministère ayant l’enseignement de base et secondaire dans ses attributions.
Parmi les problèmes éventuels qui pourront se manifester figure notamment le manque d’infrastructures d’accueil pour les classes de 8ème année fondamentale. Alors que plus de 90% des élèves qui fréquentent la 7ème doivent avancer de classe, le problème de locaux va certainement se poser avec acuité, soutient {La Voix de l’enseignant}.
Le site de la radio Isanganiro parle de plus de 2.000 dents cariées.
2.046 dents arrachées en dix jours, c’est l’œuvre de quinze dentistes anglais et américains opérant à l’hôpital de Muyinga au nord du pays. Plus de 1500 personnes ont bénéficié de ce service gratuit après des mois ou des années de souffrance sans se faire soigner faute de moyens financiers.
Plus de 80% de ces des enlevées étaient affectées de la carie dentaire. Ainsi, une formation en hygiène de la bouche a été également donnée aux bénéficiaires de cette campagne.


