
Les étudiants de l’Université du Burundi et de l’Ecole Normale Supérieure n’ont pas étudié ce lundi. Ils réclament la bourse des mois d’avril et mai. Seuls les étudiants bénéficiaires qui sont en période de sessions étaient dans les auditoires.
Certains de ces étudiants disent qu’ils risquent d’être chassés par les propriétaires des maisons. D’autres disent qu’ils ont du mal à trouver les vivres puisque les propriétaires de restaurant dans lesquels ils s’approvisionnent en vivres sont sur le point de leur refuser de manger à crédit. Comme mesure d’exception résultant d’un dialogue entre étudiants, ces étudiants de l’ENS et de l’Université du Burundi aujourd’hui se sont présentés aux cours pour faire des examens comme ils le soulignent.
Même si ces étudiants réclament cette bourse d’étude, le ministère de tutelle leur a déjà dit qu’il n’envisage pas leur accorder la bourse d’étude parce que pendant le mois d’avril ils étaient en grève. Difficile de dire ce que ces étudiants envisageront si cette requête serait sans effet. L’arrêt des cours arrive alors qu’ils venaient de passer plus de deux mois sans avoir accès aux cours. Ils contestaient la nouvelle loi régissant l’octroi de la bourse d’étude.
L’affaire de la suppression progressive de la bourse qui a fait plus de deux mois a défrayé la chronique des médias. Le président de la république a révisé cette loi et les étudiants ont ainsi repris les cours. Dans l’entre temps, le ministre de tutelle ne s’est pas encore exprimé sur la question.
Le problème de bourse d’étude fait aussi parler de lui à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar. 12 étudiants menacent de rentrer sans avoir terminé leurs formations doctorales. Le ministre de tutelle avait tranquillisé ces étudiants en disant qu’il comptait leur octroyer ce complément de bourse. Ce lundi 26 mai, c’est le dernier jour que ces 12 étudiants avaient reçu pour payer ce complément de bourse.



