
La contribution demandée pour la construction des classes des écoles fondamentales est critiquée par plus d’un en province Muyinga. Le montant de cette contribution varie d’une école à une autre selon les sources sur place.
Certains parents du chef lieu de ladite province disent que la politique de gratuité de scolarité n’est plus une réalité, vu les contributions qu’ils sont obligés de payer.
Un de ces parents, Hamadi Ndereyimana, cultivateur et père de 5 enfants, tous élèves à des écoles différentes, indique qu’il ne pourra pas s’acquitter de ces contributions dans les jours à venir si cette exigence persiste.
« Ces contributions sont devenues une autre charge familiale, on ne peut plus parler de gratuité de l’enseignement», a-t-il déclaré à la Radio Isanganiro. Il déplore aussi le fait que cette contribution a été imposée par l’administration sans consulter tous les parents.
Ce cultivateur ayant cinq enfants à l’école fait savoir qu’il attend payer une somme de 12.500 Frs de contribution, dont 2500 FBU pour chacun, pour la construction des salles de l’école fondamentale.
Les sources en provenance de Muyinga indiquent que la façon de collecte de cet argent pose aussi problème. Certains parents disent que la ficelle est tirée des deux côtés. D’une part les directeurs des écoles demandent cette contribution et de l’autre les administratifs font cette demande.
Le directeur communal de l’enseignement affirme que la mission de construction des écoles revient à l’administration mais qu’elle est obligée de recourir aux contributions faute de moyens suffisants .
« En concertation avec les administratifs, les directeurs des écoles et les comités de gestion des écoles sont intervenus dans la sensibilisation et la fixation des montants à payer en fonction des besoins par établissement scolaire », a précisé Jean Baptiste Basomingera.
L’administrateur de la commune Muyinga, Evelyne Basomingera, indique que la collecte de cette contribution sera opérée par les comités de gestion des écoles, en collaboration avec les conseils collinaires. Elle appelle les parents à fournir plus d’effort pour pallier au problème de manque de salles de classe.



