
L’organisation locale Parole et Action pour le Réveil de la Conscience et le Changement des Mentalités interpelle la Direction générale de la Regideso à rendre public le rapport d’audit de cette entreprise réalisée il y a deux ans pour pallier les différents problèmes qui la secouent aujourd’hui.
Dans une déclaration qu’elle a rendue publique, cette organisation de la société civile estime que le retard dans la publication de ce rapport fait perdre trop de moyens à la REGIDESO et l’accule en même temps à travailler à perte ces derniers jours. L’entreprise manque selon elle de transparence dans la gestion des biens.
Son personnel n’assure pas convenablement ses services à la satisfaction des bénéficiaires. « Dans presque toute les villes du pays il s’observe une carence généralisée de ses services » souligne- t-on dans ce document.
Suite aux changements climatiques, l’entreprise est obligée de revoir à la hausse les prix les produits et les services qu’elle offre à la population burundaise.
Malgré cela, la Parcem souligne que la Regideso est incapable d’innovation et se trouve dans l’incapacité d’offrir à ses clients des services de qualités. Cette entreprise est aussi incapable d’assurer le raccordement dans les nouveaux quartiers.
La seule issue selon cette organisation de la société civile est de pouvoir rendre public l’audit qui a été rédigé par les spécialistes internationaux pour sortir les burundais de l’absence de l’eau de l’électricité au Burundi. La parcem estime qu’un débat sans faux fouillant est de nature à lever les difficultés sur les problèmes qui secouent la Regideso aujourd’hui.
Pour le moment, nous avons cherché le directeur général la Regideso mais en vain. En 2012 lorsque ce rapport avait été rendu provisoirement public, les consultants internationaux avaient souligné une absence de transparence dans la gestion de la Regideso. Ils avaient souhaité que les postes techniques à la Regideso ne soient pas accordés sur base d’appartenance politique mais plutôt de capacité dans le service.
Un tollé général avait fait parler de lui entre les services de la deuxième vice présidence de la république et ces consultants. Les premiers avaient mal jugé ce rapport qui avait été commandité par le gouvernement suite à une longue revendication de la société civile lors de la campagne contre la vie chère. Deux ans après, cet audit sur l’organisation et le fonctionnement de la Regideso reste attendu.



