
« Outre la perte de crédibilité de la part des partenaires financiers dans la lutte contre Sida la politique de la chaise vide du Burundi à la conférence mondiale sur le SIDA, le pays a perdu surtout sa visibilité » ce sont les propos de Jeanne Gapiya présidente de l’Association Nationale des séropositifs et malades vivant avec le VIH Sida sur l’absence du Burundi à la conférence mondiale sur le Sida qui se déroule en Australie cette année.
Au cours d’une interview qu’elle a accordée à la Radio Isanganiro ce mercredi Jeanne Gapiya la présidente de l’ANSS a indiqué qu’il sera question dans cette conférence mondiale de voir l’état actuel des recherches sur les médicaments anti rétroviraux.
« Les médicaments types RV sont normalement pris au jour le jour. Il sera question de voir comment cette dynamique pourrait être changée suite aux recherches en cours », a souligné Jeanne Gapiya.
Cette combattante de la lutte contre le Sida au Burundi ne digère pas cependant l’absence du Burundi dans cette conférence mondiale sur le Sida.
Sous d’autres cieux, telle est l’occasion de montrer à la face du monde ce dont un pays est capable et surtout de faire un lobbying pour bénéficier du soutien financier puisque beaucoup de partenaires techniques et financiers participent dans ces conférences mondiales selon Jeanne Gapiya.
« Je reconnais que l’Australie est loin par rapport au Burundi mais en politique, il faut opérer des choix. Il aurait fallu qu’au moins le ministre ayant en charge la lutte contre le Sida y participe », a souligné Jeanne Gapiya.
La présidente de cette association qui a déjà reçu ses lettres dans la lutte contre le Sida au Burundi en a profité pour souhaiter les condoléances aux familles éprouvées suite à un accident d’avion qui a emporté en Ukraine certains des chercheurs sur le Sida qui allaient participer dans cette conférence en Australie.



