
Le secrétaire général et porte parole du parti Palipe Agakiza n’est plus de ce monde à partir de la nuit de mercredi dernier selon les sources de ses proches. Léon Manwangari a succombé d’une maladie.
Né en 1940 sur la colline Karema de la commune Gatara en province Kayanza, Léon Manwangari était l’un des fondateurs du mouvement Palipehutu Fnl, avec son ancien compagnon de lutte Rémy Gahutu et d’autres.
Il a fait ses études primaires à Gatara, ses études secondaires au petit séminaire de Mureke ; pour les terminer au séminaire de Burasira où il a décroché un diplôme des humanités générales.
En 1960, Léon Manwangari a travaillé au Ministère de la justice, et entre temps il a fait un stage professionnel de 6 mois en Belgique.
En 1965 ; il a été incarcéré à la prison centrale de Mpimba, quelques temps avant qu’il ne prenne le chemin de l’exil vers Balaka au Zaïre, actuelle République Démocratique du Congo, en 1960. A Balaka, il a été enseignant à l’école secondaire, et a aussi fréquenté l’université de Lubumbashi, dans le Département d’Histoire.
Pendant la même période, L Manwangari a aussi travaillé au camp militaire de Kimpembe, toujours à Lubumbashi.
En politique, L Manwangari a été parmi les fondateurs du parti PP, en 1962.En 1978, il a adhéré au mouvement Tabara. En 1980, il a été aux cotés de Gahutu Rémy, et autres pour fonder le mouvement Palipehutu (Parti pour la Libération du Peuple Hutu).
Entre 1998 et 2000, L Manwangari a participé dans les négociations d’Arusha. Entre 2000 et 2005 ; il a été député à l’Assemblé Nationale de transition.
Pacifique Nininahazwe, l’un des activistes des droits humains au Burundi déplore la mort de l’une des figures qui auraient beaucoup à révéler sur le passé du pays, surtout que la machine de mise en place des mécanismes de justice transitionnelle est déjà en marche.
« …J’appréciai son franc-parler et il allait être une source importante pour la prochaine CVR. Ses témoignages sur l’histoire du Burundi post colonial étaient suivis avec beaucoup d’attention » ; a dit Pacifique Nininahazwe, avant de rappeler le dicton de l’écrivain Béninois Hamadou Hampate Ba : « …en Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brule », a-t-il noté.



