
96 députés Burundais ont adopté ce mercredi à l’unanimité le projet de loi portant traite des personnes et protection des victimes de celle-ci.
Dans l’exposé des motifs, la ministre en charge de la solidarité nationale a indiqué que ce projet de loi une fois promulgué, les crimes relatifs seront sévèrement sanctionnés et qu’il aura beaucoup de sensibilisations pour inciter la population burundaise à éviter que les crimes pareilles aient lieu à travers le pays.
Clotilde Niragira a souligné que jusqu’à présent les enquêtes pour déterminer cette triste réalité dans le pays n’ont pas encore eu lieu. « Même ses enfants qui sont utilisés par leurs parents ou pas comme mendiants seront sanctionnés une fois le projet de loi adopté », a encore ajouté la ministre de la solidarité nationale Clotilde Niragira.
Un des articles de ce projet de loi stipule que l’auteur des crimes de traite des personnes sera emprisonné à perpétuité et qu’il payera une amende variant de 750 milles à 20 millions de francs burundais. Les députés ont cherché à comprendre si cette sanction double ne serait pas une façon d’être davantage dure envers les auteurs de ce crime.
Pour la ministre Clotilde Niragira, les auteurs d’une pareille infraction emploient des moyens sophistiqués pour venir à bout de leur sale besogne. Elle a dit que ces deux punitions visent surtout à dissuader les auteurs mais aussi à décourager à jamais les auteurs de telles bavures.
Contrairement aux autres projets de loi, celui-ci n’a connu beaucoup de débat au sein du parlement. Il a été voté à l’unanimité en moins d’une heure , un projet de loi probablement sans tellement d’enjeux.



