Muyinga: Les chrétiens doivent s’engager dans la politique

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    {{ {Dire que la politique est du domaine satanique, c’est de l’ignorance} }}. Cette affirmation est de Mgr Joachin Ntahondereye, évêque du diocèse catholique de Muyinga devant des centaines de chrétiens en congrès des laïcs de ce diocèse du 11 au 16 aout 2014.

    Répondant à la question de savoir le rôle des jeunes catholiques dans les violences politiques signalées dans certains coins du pays (comme à Kirundo, en diocèse de MUYINGA) ces derniers jours, Mgr Ntahondereye trouve que les jeunes catholiques doivent plutôt intervenir non pas comme acteurs mais comme médiateurs.

    Pour lui, le conflit est normal dans la société, ce qui est anormal, ce sont les conflits violents. D’ou, les jeunes chrétiens doivent œuvrer dans la prévention des conflits.

    Les laïcs de Muyinga sont également invités à participer activement aux futures élections, la politique et la foi peuvent faire bon ménage d’après le même évêque, un bon chrétien doit partager avec les autres les préoccupations quotidiennes.

    Ainsi dans ce Congrès des laïcs, des représentants des partis politiques, des administratifs ont été invités pour témoigner de leur vie politique. Par son témoignage, l’ancien président de la république, le Sénateur Sylvestre NTIBANTUNGANYA a jugé paradoxal que le Burundi ait connu des guerres cycliques alors que depuis l’indépendance, à part le roi MWAMBUTSA BANGIRICENGE non baptisé, tous les autres présidents étaient des chrétiens et de surcroit dans un pays majoritairement peuplé de chrétiens.

    Pour l’évêque de Muyinga, tout en félicitant les catholiques déjà engagés en politique comme la gouverneur de la province Muyinga également présente au congrès, {{ {la politique est comparable à un linge blanc, c’est facile de se salir rapidement} }}, d’où il faut témoigner de sa foi dans les mutations du monde, conseil de l’évêque tel que d’ailleurs consigné comme thème de ce congrès des laïcs.

    {{ {Quoi faire ? } }}

    D’après l’abbé Niciteretse Salvator, pour asseoir les valeurs démocratiques, il faut éviter les sources des crises ayant endeuillé le Burundi : népotisme, égoïsme, mensonge, corruption, des élections non transparentes…

    Par rapport aux élections prochaines, ce prêtre, s’exprimant dans le même congrès, a fait un clin d’œil aux Burundais: en votant on ne vend pas sa voix, et un politicien ne doit pas acheter les voix en donnant soit de l’argent ou de la bière aux électeurs, il doit plutôt préparer de bons projets de développement.

    Mais pour certains fidèles interrogés sur leur espoir à voir des élections tel que prôné par ce chargé de l’apostolat laïc au Burundi, le pessimisme reste car d’après leurs dires, au Burundi, pas mal de politiciens ne font pas des campagnes autour des projets de société mais en hypnotisant la population par des promesses mirifiques.

    Et pour d’autres, les optimistes, l’espoir repose sur la prière pour que Dieu pousse les hommes politiques à changer de comportement.

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