
Le président de l’Association pour la Promotion des Droits Humains a été transféré ce vendredi vers 14 heures, heures de Bujumbura à l’Hôpital Bumerec pour y être soigné. Son avocat Antoine Nzobandora dit qu’après avoir vu l’état de santé précaire de son client, il est en aviser les responsables de la prison pour que Pierre Claver Mbonimpa soit transféré dans une meilleure structure sanitaire.
La fille de ce défenseur des droits humains nous a dit que les médecins essaient de maitriser son état d’hypotension. « A l’heure où nous vous parlons, mon père est alité. Nous attendons l’évolution de la maladie puisqu’il a été transféré à cet hôpital dans un état d’hypotension très grave », nous a confié la fille ainée de Pierre Claver Mbonimpa.
Le président de l’Aprodh Pierre Claver Mbonimpa est locataire de la prison centrale de Mpimba il ya plus de 100 jours. Il a été accusé d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat. Amnesty Internationale avait récemment classé ce défenseur des droits humains parmi les gens dont leurs vies sont en danger à travers le monde.
Ces derniers jours le président du Forum pour la Conscience et le Développement avait souligné que la maladie de diabète dont souffre ce défenseur des droits humains s’est aggravée depuis son emprisonnement à la prison centrale Mpimba .
Agé de 65 ans, Pierre Claver Mbonimpa a été arrêté à l’aéroport international de Bujumbura au moment où il se rendait en mission de travail au Kenya.
Toutes les voies judiciaires pour réclamer sa libération provisoire ont été épuisées. Ses avocats et la famille des défenseurs des droits humains nationaux et internationaux convergent pour dénoncer une incarcération qu’elle qualifie d’arbitraire. Ils ont toujours réclamé une enquête indépendante autour de la probable présence des jeunes Burundais en République Démocratique du Congo mais sans succès.



