Des xavériens moins convaincus par la “version de la police”

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    Alors que les cérémonies d’enterrement des trois sœurs tuées au Burundi dimanche dernier et lundi dans la matinée ont eu lieu hier à Uvira (est de la RDC), des voix commencent à s’élever contre les déclarations de la police, selon lesquelles, c’est Christian Claude Butoyi qui a tué les trois sœurs.

    «Nous ne croyons pas à la version de la police. La personne arrêtée est un prétexte pour détourner l’enquête sur le meurtre de nos sœurs», déclare à [l’Agence Fides ->http://www.fides.org/en/news/36317-AFRICA_BURUNDI_Missionaries_killed_We_do_not_believe_in_the_police_s_version_however_we_will_continue_with_our_mission_says_a_nun#.VBKaSUB6bIW]Sœur Delia Guadagnini, ancienne Supérieure Régional des Missionnaires Xavériens en République démocratique du Congo et au Burundi.

    Delia Guadagnini, qui dit avoir travaillé avec ces trois sœurs tuées, dit aussi qu’elle les connaissait très bien.

    Selon l’agence, la police burundaise a dit qu’il avait arrêté le coupable du meurtre des trois missionnaires Xavériens, Sœur Lucie Pulici, Sœur Olga Raschietti et sœur Bernadetta Boggian.

    Identifié comme Christian Claude Butoyi, âgé de 33 ans; l’accusé était plutôt connu comme un malade mental, mais qui, selon la police aurait agit de la sorte sur base d’un conflit foncier, car la congrégation aurait bâtit sur la parcelle du bourreau.

    “Nous ne pensons pas que ce crime horrible a été commis par une seule personne » dit Sr. Delia Guadagnini citée par Fides, avant d’ajouter que « seul le Seigneur tranchera ».

    La congrégation xavérienne ne semble pas être découragée non plus. L’ancienne sœur supérieur dans la région le dit dans ces termes : «(…), nous allons poursuivre notre mission ».

    Les xavériennes se sentent plutôt réconfortées par le soutient des habitants de Bujumbura.

    « Hier matin à Bujumbura, à l’enterrement de nos sœurs, nous nous sommes sentis réconfortés par la présence d’un grand nombre de personnes, de la plus simple aux autorités (…) » a t-elle dit, remerciant la police de les avoir par ailleurs escorté dans le cortège funéraire vers Bukavu.

    Delia conclut en disant qu’elle est prête à venir au Burundi pour combler le vide causé par cette mort : « Je vais prendre la place laissée par les religieuses tués ».

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