Revue de la presse du 20 septembre 2014

    0
    492


    Un vœu et un aveu, titre l’hebdomadaire {Iwacu}. Dans un éditorial, il revient sur la décision des radios Bonesha Fm, Isanganiro, Rpa, Renaissance Fm et le groupe de presse {Iwacu}, de ne pas participer à la conférence de presse des porte-paroles des institutions, le vendredi 19 septembre.

    Cette action en signe de protestation contre le maintien en prison de M. Pierre Claver Mbonimpa, président de l’Aprodh (Association pour la protection des droits de l’homme et des prisonniers), a été différemment appréciée dans l’opinion. Mais l’éditorialiste estime que l’on ne pouvait pas faire comme si rien n’était. Pierre Claver Mbonimpa n’est pas un dangereux terroriste qu’il faut enfermer pour protéger la société, renchérit-il, avant de passer au vœu et à l’aveu.

    Le vœu, c’est de ne pas devoir refaire ce geste. Les journalistes sont là pour informer. L’aveu : j’ai mal pour Pierre Claver Mbonimpa, mais aussi pour mon métier. J’ai mal de protester ainsi. Mais comme mes collègues, j’assume.

    {Iwacu} écrit aussi que François Bozizé serait au Burundi. Il cite un article publié par Centrafrique libre le 12 septembre.

    L’ancien président de la république centrafricaine se trouverait depuis quelques semaines dans la capitale burundaise. François Bozizé a parcouru quatre pays pour son exil. Le Cameroun, quelques heures après sa chute, l’ancien chef d’État a fait un tour au Kénya, en France et aujourd’hui, il est aperçu au Burundi selon notre confrère. « Il sort très peu », dit-on. Mais le bureau de presse et communication de la présidence dément ces informations.

    Des hommes armés sillonneraient Makamba. Le journal {Iwacu} parle essentiellement des communes Nyanza-lac et Vugizo.

    L’inquiétude de la population est motivée par l’arrestation de neuf personnes armées de fusils par des éléments de la police, le 10 septembre. Certains étaient dans le secteur Rwaba et d’autres à Misurura. Le lendemain, des sacs de riz, de haricot, de farine de manioc et de maïs, ainsi que des tenues militaires ont été saisis dans un buisson. Mais l’administrateur communal de Nyanza-lac réfute toutes ces informations.

    Bujumbura et Kigali sommés par HRW de s’expliquer sur les cadavres découverts dans le Lac Rweru. L’agence {Net press} écrit que la communauté internationale continue à faire pression sur les dirigeants rwandais et burundais.

    Les autorités concernées se sont déjà exprimées, et refusent de mener des enquêtes destinées à déterminer l’identité de ceux qui ont commis ces crimes, afin de les traduire devant la justice de leurs pays. Mais le moins que l’on puisse dire, soutient l’agence en ligne, est que l’organisation internationale Human Rights Watch est complètement restée sur sa faim.

    Comment expliquer que Kinshasa continue à nier la présence de nos soldats sur son territoire? Lentement mais sûrement, écrit encore l’agence {Net press}, le mystère sur la présence des soldats burundais en territoire congolais est en train de s’éclaircir.

    Un reportage effectué par Radio France internationale à l’Est de la République démocratique du Congo indiquait clairement que des hommes en uniforme militaire burundais étaient vus par la population locale, sans confusion possible sur l’identité de l’uniforme qu’ils portaient.

    Le reportage précisait même les sites où ils avaient été aperçus par les Congolais et, à les entendre parler, on avait le sentiment que leurs témoignages étaient authentiques. Malgré cela, les dirigeants de Bujumbura tout comme ceux de Kinshasa, surtout les premiers, ont rejeté catégoriquement toutes ces affirmations, les qualifiant de « totalement imaginaires et insensées ».

    Un projet bus de quatre vingt places. Quel avenir pour les anciens bus et leurs chauffeurs ? Le magazine {Burundi Eco} s’interroge.

    Les bus de transport vont être remplacés par les bus coopératifs de 80 places selon le magazine. Avec ce projet de la direction générale des transports, il n’y aura plus de bus particuliers. Les investisseurs en bus devront se regrouper en coopératives pour acheter ces bus. Les propriétaires et chauffeurs des anciens bus ne voient pas du bon œil ce projet.

    Le quotidien gouvernemental {Le Renouveau du Burundi} écrit sur les sites d’exploitation des mines devenus des centres d’entretien de la débauche à Gitega.

    C’est le cas en commune Makebuko. Pour le quotidien gouvernemental, ces sites abritent de jeunes filles qui ont abandonné leurs études pour se livrer à la prostitution. Le risque de propagation du virus du sida y est imminent, de même que la dépravation des mœurs selon notre confrère.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici