Mbonimpa sort de l’Hôpital, mais sa sécurité en danger

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    A la sortie de l’Hôpital Bumerec, à 10h30′ heure de Bujumbura, Pierre Claver Mbonimpa était à bord d’un véhicule JEEP de couleur noir, entouré par quelques jeunes. Une haie d’honneur l’attendait aussi en dehors, et quelques activistes des droits humains étaient sur place. Il a fallu à peu près une heure pour arriver à son domicile à cause d’une immense foule qui l’accompagnait en chantant, et nombreux d’eux marchaient à pieds, d’autres étaient ceux qui déplacent les personnes à vélo ou à moto (communément appelés Taxi vélo et Taxi moto). Arrivé à la maison, sa famille proche a aussi chaleureusement accueilli le Papy, selon ses petits enfants, avec des chants et danses.

    Le Président de l’Aprodh a remercié tout ceux qui l’ont assisté que ce soit en prison ou à l’hôpital. Et ils étaient nombreux, a-t-il dit. Il a partagé avec ceux qui l’ont accompagné une parole biblique du Psaume 27 : « L’Eternel est ma lumière et mon salut : De qui aurait-je crainte ? L’Eternel est le soutient de ma vie : De qui aurait-je peur ?

    « Que ce soit pour mon emprisonnement ou ma libération, je sait qu’il y a eu toujours des réunions d’un groupe de gens…. », a indiqué P C Mbonimpa. « Pour la dernière réunion, un d’eux a souhaité me voir sortir de l’Hôpital Bumerec à la cimetière de Mpanda, plutôt que de rentrer à la maison », a-t-il ajouté avec les larmes dans les yeux. Il a déclaré que cela ne le découragera pas. Il a promis de continuer à lutter pour le bien être de la population.

    « Toujours on était dans la bataille, et on va continuer à lutter pour la vie de la population, pour recouvrer la paix pour tout le monde, même pour mes ennemis. Ceux qui combattaient contre moi, on va lutter pour eux pour qu’ils recouvrent aussi la paix et la sécurité». ; a déclaré P C Mbonimpa. Il a précisé qu’il espère que son dossier sera clos puisque le rapport de l’ONU, sorti jeudi dernier, a confirmé la présence des militaires burundais sur le sol Congolais.

    Au nom des Organisations de la Société Civile, Pacifique Nininahazwe demande que le président de l’Aprodh soit protégé.

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