GAAGAA malmené à Kayanza-Burundi

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    Un véhicule de transport de la compagnie GAGGAA a été intercepté par la Police dans la matinée de ce lundi au chef lieu de la province de Kayanza (Nord du Burundi).

    Ce véhicule provenait de Kampala en Ouganda. « Quand nous sommes arrivés sur une position de 3 policiers, ils nous ont hâtivement arrêtés », nous a confié un des passagers à bord de ce véhicule. Il indique que le chauffeur Ougandais qui était au volant s’est exécuté.

    Sans plus exiger, ils semblaient demander d’être déplacé par « lift », a souligné la même source des passagers à bord de ce véhicule. La même source fait savoir que l’un de ces policiers, armé d’un fusil, est monté dans le véhicule.

    « Ce policier a alors obligé le chauffeur de se diriger au Commissariat de la Police à Kayanza », nous a raconté une des passagères. Les passagers lui ont exigé de leur montrer un document attestant qu’il agissait sur ordre de son supérieur mais il n’en avait pas.

    Les passagers à bord ont d’abord résisté puisqu’ils se voyaient menacés. Quand ils ont voulu savoir pourquoi ils devraient changer d’itinéraire, et de qui provenait cet ordre, cet agent sécuritaire s’est défendu qu’il ne faisait qu’exécuter l’ordre du Commissaire de Police dans la même province.

    Ce policier a alors appelé par téléphone ses supérieurs. Ces derniers sont arrivés sur les lieux à bord d’un véhicule « pick up » de police quelques temps après. «Ils ont ainsi exigé le chauffeur de les suivre jusqu’au Commissariat provincial de la Police », nous a raconté l’une des passagères.

    Au Commissariat, les mêmes sources indiquent qu’ils ont été séparés, les hommes d’un coté et les femmes de l’autre. Les uns et les autres étaient fouillés par les policiers de même sexe. Cette fouille a duré plus de 2 heures, de 7h18’ à 9h40’.

    « Ce qui nous a blessé c’est que l’un des policiers a insulté l’un de nous qui demandait où ils nous conduisaient, ce n’était pas quelque chose digne d’une personne bien élevée», a précisé l’une des passagères. Comme les policiers n’ont rien trouvé d’irrégulier, ils ont par après libéré tous les passagers ».

    Le Porte parole de la Police, Hermès Harimeshi, dit qu’il est entrain d’enquêter sur les motifs qui ont poussé la Police à contrôler ces passagers de cette façon.

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