Ebola: Pas de moyens financiers contre le risque ce cette épidémie

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    Sabine Ntakarutimana interpelle les députés à prévoir une rubrique pour faire face à l’épidémie d’Ebola car selon elle à l’état actuel des choses, le ministre de la santé publique et de la lutte contre le Sida n’est pas financièrement en mesure de répondre aux attentes des Burundais si une fois cette épidémie venait à arriver au Burundi.

    Au cours des séances de questions orales ce mercredi au palais des congrès de Kigobe devant le parlement, la réponse du ministre de la santé a été la même dans la plupart des questions : Pas de moyens financiers pour le ministère pour s’attaquer contre cette maladie.

    Les députés ont cherché à savoir si le ministère de la santé ne voudrait pas fuir ses responsabilités en refusant de prendre cette épidémie pour un problème de santé publique. De la part de la ministre Sabine Ntakarutimana, cette épidémie dépasse les compétences financières du ministère.

    Elle a invité les députés à revoir ce chapitre au cours de l’analyse du budget de l’Etat exercice 2015. La question qui a retenu l’attention des participants concerne surtout les infirmiers qui se sont fait inscrire auprès du ministère de tutelle pour aller appuyer en soignant les malades où l’épidémie d’Ebola sévit déjà.

    La plupart des députés ont plaidé pour que le projet d’envoi des burundais dans ces pays risque de constituer une manière pour Bujumbura d’importer cette maladie.

    « La question dépasse le domaine de la santé. Elle a été déclarée par les Nations comme une préoccupation d’ordre sécuritaire. Les militaires, les infirmiers, les médecins et d’autres œuvrant dans ce domaine ont été demandé dans le cadre de l’Union Africaine pour prêter assistance aux pays victimes de cette épidémie », a-t-elle souligné.

    La qualité des services dans les hôpitaux de référence a aussi fait objet de débat. Pour ces députés, il est essentiel que ce cas soi revu pour l’intérêt des éventuels patient d’Ebola. Ils ont surtout dénoncé la qualité des services offerts par les hôpitaux burundais de référence, surtout le centre hospitalo-universitaire de Kamenge, connu sous le nom d’Hôpital Roi Khaled.

    « La Clinique Hospitalo – Universitaire de Kamenge a refusé de montrer aux journalistes la salle qu’elle a prévu pour accueillir ces éventuels cas d’épidémie. N’est ce pas une façon pour cette structure hospitalière de ne pas préparer à cette épidémie si elle venait d’arriver au pays ? », a souligné un député.

    Par rapport à la question, la ministre de la santé publique et de la lutte contre le sida a dit qu’elle a déjà collaboré avec le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour que la direction de cet hôpital améliore ses services.

    La même injonction a été donnée dans d’autres hôpitaux de référence à Bujumbura selon la ministre de la santé publique et de la lutte contre le sida qui a ajouté que ces derniers doivent prévoir un local pour accueillir des éventuels cas d’épidémie.

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