
L’organisation internationale Globethics appelle les jeunes burundais à ne pas céder aux pressions des politiciens qui veuillent les tenir pour leur « canal » pour satisfaire leurs intérêts politiques.
Au cours d’une session tenue à Bujumbura ce vendredi pour les jeunes d’affiliations et d’obédiences différentes, Professeur Siméon Barumwete, membre de cette organisation des professeurs des universités qui œuvre pour la promotion des valeurs éthiques dans le monde, a appelé les jeunes à conscientiser et s’approprier les valeurs démocratiques.
Professeur Barumwete a souligné que dans une démocratie, la violence ne devrait pas avoir sa place. Pour lui, aucune revendication ne peut justifier la violence. « …dans l’histoire ceux qui ont mieux revendiqué leurs droits, l’ont fait pacifiquement », a-t-il précisé.
De sa part, Professeur Hermenegilde Rwantabagu, Représentant de Globethics au Burundi, a indiqué que les jeunes doivent être animés d’un esprit d’unité et d’une vision commune surtout dans cette période où nous nous approchons d’une période turbulente.
« Nous voulons que les jeunes soient eux-mêmes armés de leurs propres valeurs pour résister à ceux qui veuillent les manipuler », a noté le Professeur Hermenegilde Rwantabagu.
Selon le ministre de la jeunesse, l’expérience du passé a déjà montré que les jeunes burundais sont ainsi vulnérables à la manipulation politicienne souvent par manque de valeurs éthiques solidement implantées dans leurs consciences, pour éclairer leur jugement et guider leurs attitudes et leur comportement.
A quelques mois des élections, Adolphe Rukenkanya demande aux jeunes de ne pas se laisser emportés par les courses aux élections. « Si même l’exercice électoral est un moment clef dans une société qui se veut démocratique, c’est un événement qui reste limité dans le temps tandis que la vie nationale continue durant la période pré et post électorale », a-t-il rappelé.
Il ajoute que les jeunes doivent s’y prendre avec discernement, tout en sachant qu’en tant que citoyens responsables, ils doivent discerner entre les intérêts sectaires et l’intérêt national, tout en restant solidaires face à l’avenir et aux défis communs auxquels ils doivent faire face tel le chômage, la pauvreté ; l’insécurité, la précarité des conditions sanitaires et de l’environnement.



