Education des rapatriés : Un autre défi pour le Burundi

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    La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme a recommandé au gouvernement d’enquêter sur les cas d’enfants rapatriés qui se sont heurtés aux difficultés d’ordre linguistiques et qui ont eu du mal à continuer efficacement leurs études dans le système d’enseignement burundais dès leur retour au pays.

    Lorsque la CNIDH a en effet rendu publique son étude qu’elle avait commanditée sur la situation des enfants rapatriés en provenance notamment de la République Unie de Tanzanie ce jeudi, elle a apprécié l’œuvre du gouvernement qui a consisté en l’intégration de ces élèves dans le système d’enseignement burundais de type francophone.

    Selon la CNIDH en effet, le gouvernement grâce à l’appui de ses partenaires dans le secteur de l’éducation a créé des centres d’intégration en Français et en Kirundi pour ses enfants. Ce cadre permis à certains enfants d’améliorer leurs connaissances dans ces deux langues.

    Le taux d’abandon scolaire est tout de même parvenu à être réduit grâce aux centres de formations pour cette intégration d’ordre linguistique qui ont notamment été créés dans certains coins du pays et surtout en province de Rutana en commune de Giharo selon cette organisation de défense des droits humains .

    Samuel Nzokirantevye, l’un des consultants qui a fait cette étude au nom de la CNIDH, ces difficultés d’ordre linguistiques restent d’actualité parmi certains de ces élèves.

    Selon lui, pour qu’il y ait un meilleur rendement pour ces élèves, le gouvernement devrait préalablement enquêter sur les cas d’enfants qui se heurtent à ces problèmes. Il devrait par conséquent créer un cadre pour que la formation continue notamment en stimulant les enfants selon les filières de formation.

    Makamba et Rutana sont deux provinces qui ont enregistré à elles seules près de 40% d’enfants rapatriés selon la CNIDH. Les communes notamment Nyanza Lac et Giharo qui ont accueillis nombreux d’entre ces rapatriés depuis 2005 ont connu plus d’abandon scolaire selon les directeurs provinciaux de l’enseignement dans ces localités.

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