Muyinga: Plus de 15000 cas d’abandons scolaires en une année !

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    C’est officiel, le rapport définitif de l’année scolaire passée dresse un bilan d’abandons scolaires pour 13492 écoliers et 2244 élèves du secondaire soit un effectif total de15936 enfants. Parmi ceux-là, les filles sont au nombre de7042.

    La pauvreté, l’ignorance des parents, les mariages précoces et les grossesses non désirées sont quelques unes des raisons à l’origine de ces abandons d’après les sources à la direction provinciale de l’enseignement(DPE) à Muyinga.

    Ce phénomène inquiète davantage les responsables scolaires en cette nouvelle année scolaire. Non seulement, on a du mal à faire retourner à l’école les enfants qui ont quitté l’école l’année passée mais aussi garder ceux inscrits pour cette année, observation de Blaise Pascal Misago, directeur de la DPE Muyinga.

    Certains écoliers évoquent le problème de manque de cahiers car cette année, l’habituelle habitude du gouvernement distribuant des cahiers n’a pas encore eu lieu.

    {{ {Des stratégies sans fruits escomptés} }}

    L’administration provinciale sollicite l’implication des comités mixtes de sécurité sur les collines. Chaque vendredi, le chef de colline doit faire le constant des écoliers ayant abandonné l’école et dresser son rapport à l’administrateur chaque lundi.

    Cette stratégie a eu des effets entre mai et juin de l’année passée en commune Gasorwe où une centaine d’écoliers ont été contraints à reprendre le chemin de l’école d’après Joseph Bucampwera directeur de l’enseignement dans cette commune. Ce directeur regrette que cette stratégie ne marche plus, les chefs de collines dressaient les rapports sur stimulation pécuniaire’ une organisation indépendante opérant dans cette commune.

    Pour lutter contre les grossesses non désirées, sur initiative du FNUAP, on avait lancé la compagne « zéro grossesse dans les milieux scolaires »,hélas, des dizaines de jeunes filles ont été engrossées d’après des sources de la DPE.

    {{ {Promouvoir les droits des enfants} }}

    D’ après M. Christine Ndayihimbaze de l’organisation Right to Play, les enfants doivent bénéficier d’un encadrement suffisant pour préparer leur avenir. Aussi, fait-t-elle remarquer, il faut que les enfants soient formés sur les principes et valeurs des droits de l’homme. Dans ce sens ils peuvent résister aux tentations d’abandons scolaires ou aux mariages précoces.

    Un enfant informé de ses droits peut même alerter l’administration en cas de réticence du parent quant à son droit à l’éducation.

    A l’occasion de la célébration de la journée internationale dite Global Dignity Day célébrée le 26 octobre en commune de Gasorwe, le Directeur de la DPE Muyinga s’est réjoui de la formation en valeurs comme la dignité (ubuntu) donnée aux enfants encadrés par Right to play. Pour lui, s’il est vrai qu’un suivi régulier des enfants peut aider à garder les enfants à l’école, il estime qu’un effort particulier devrait être orienté vers certains parents à qui l’administration devrait infliger des sanctions s’ils s’avèrent responsables de l’abandon scolaire hypothéquant l’avenir des enfants.

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