
76 personnes natives de la commune de Kanyosha en province de Bujumbura (dit rural) ont envoyé une correspondance au représentant du secrétaire général des Nations Unies au Burundi dans laquelle elles citent les personnes qui affectent des hommes armés qui seraient de retour de Kiliba – Ondes en République Démocratique du Congo dans certains ménages de cette commune.
Dans cette correspondance parvenue à la radio Isanganiro ce vendredi, ces habitants de Kanyosha citent nominativement certains éléments du CNDD FDD qui coopèrent en catimini avec ces hommes armés en les aidant à chercher les ménages qui les logent.
Ce sont entre autres, Samuel Ntaryabasovye , responsable du service des renseignements en province de Bujumbura , Gédéon Mpitabavuma , le chef de Zone de Muyira , les directeurs des collèges de Muyira, et Kirombwe, Jérémie Nkinahatemba, cadre au ministère de l’environnement.
Cette correspondance cite aussi certains habitants qui habitant cette commune et qui collaborent aussi avec ces hommes armés notamment Hatungimana Donatien, Clovis, Ferdinand, Fidèle, Sibomana et Bosco dont ils ne précisent pas toutes les appellations.
Selon cette correspondance, ce réseau du CNDD – FDD a pour objectif de faire passer par les armes les personnes qui ne sont pas pour le parti au pouvoir en particulier les membres du FNL qui sont restés fidèles à Rwasa Agathon.
Un membre du FNL du nom de Léopold Bucumi a échappé de justesse à la mort à cause de ces hommes armés qui se sont rendus chez lui pendant la nuit sans toutefois le retrouver pour le tuer. Ces habitants de Muyira demandent à Bujumbura de cesser la chasse aux membres de ce parti d’opposition.
Ils plaident en particulier pour que les Nations Unies s’impliquent pour inciter Bujumbura à sécuriser tous les citoyens sans considérations de parti politique des citoyens . Les deux dernières semaines ont été caractérisées par des cas d’insécurité surtout en commune de Kanyosha dans la province de Bujumbura.
Le chef de zone de Muyira qui paradoxalement assure en même temps les fonctions de chef de colline Muyira, Gédéon Mpitabakana, rejette ces allégations.
Dans une interview qu’il a accordée à la radio Isanganiro, il a indiqué qu’il ne peut pas être responsable zonal et en même temps participer dans des bavures pareilles. Selon lui, 3 hommes dont il a préféré garder les noms ont rendu publics ces noms pour des motivations politiques.




